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dimanche, juin 28, 2026

1003_ LE MAGHREB DES LIVRES




Samedi matin. La chaleur est tombée cette nuit. Il fait 30-32 degrés. Et la relativisation est nécessaire. Le corps accuse le coup sans que les douches répétées ne les apaisent pour autant. Hier la France a joué le dernier match de la phase de son groupe, « I ». Elle a battu la Norvège 4 à 1. Ce soir, ce sera le tour de l’Algérie à affronter l’Autriche, un redoutable adversaire, attendu depuis 1982 (groupe « J »)

Dans le RER je lis le programme du Maghreb des livres qui se déroule aujourd’hui et demain à l’Hôtel de ville de Paris (4° art). C’est la 32° édition. Il y a peu de voyageurs dans le train. Un gamin pose un bout de feuille sur le siège vide devant moi et les voisins en disant « bonjour monsieur » ou « bonjour mademoiselle ».... Je suis sensé le lire, ce que je ne fais pas, ni aucun des autres passagers. Une offre quelconque ou de la mendicité déguisée... L’adolescent reviendra les récupérer quelques minutes plus tard sans prononcer un mot.

À Chatelet-les-Halles je prends la sortie du Louvre. Je me retrouve sur les quais, en face du Pont neuf revisité. Méconnaissable. Et pour cause. J.R en a fait son affaire. Il a fait du pont « une caverne ». « J’ai conçu le franchissement de "La Caverne" comme une expérience où le plein et le vide vivront en équilibre. » dit l’artiste sur les page de la Mairie. Je m’y suis rendu « accès unique piéton depuis la place du Pont-Neuf Christo ». Les bouquinistes s’installent quel que soit le temps, sec, mouillé.

C’est bien réussi. Je m’y suis rendu après avoir fait la queue de longs moments. On parcourt le pont sous une montagne de neige, mais la sensation de fraîcheur manquait et les brumisateurs d’eau nombreux. La « Caverne » sera démontée le 19 juin.

Au « Café Vigouroux » j’en prends un « sans sucre »... La Tour Saint-Jacques (500 ans) et son jardin attirent nombre de passants rassurés par les gargouilles de la tour.






















Quelques rue plus loin, apparait LA mairie de Paris. Elle arbore fièrement le long de ses grilles, sur la rue de Rivoli, son soutien à l’abolition de la peine de mort avec « Ensemble contre la peine de mort » et son exposition intitulée « Les visages de l’abolition » (jusqu’au 15 juillet). L’entrée de la mairie par la rue Lobau donne sur « Le Maghreb des livres ». Deux puissants lions, jumeaux de ceux d’Oran nous accueillent comme chaque année. Il y a encore peu de monde à midi trente. Mon ami H. m’a rejoint à la cafétéria. Avec Zeghidour (journaliste TV5 monde) nous évoquons les échanges qu’il a eus avec Sansal et l’ai félicité pour la pertinence de ses propos et les élucubrations de ‘‘la légende’’ disqualifiée. Ppfff. On ne se bouscule pas dans les espaces du Maghreb. Sur FB j’ai posté ces mots « Pour l'heure, 35 degrés, asphyxie, impasse, désintérêt... Pour l'heure...et brume d'eau pure... » Je croise quelques auteurs algériens dont les très sympathiques Lilya Nezar (Saint Augustin, fils de Numidie) et Chitour Daoudi Malika/ Frado Kali (Marjane).  La rencontre « Les élites issus des quartiers... » m’intéresse, mais il fait vraiment chaud.   Nous n’avons pas le courage de suivre les conférences. Nous quittons les lieux, dédié cette année à la Tunisie quasiment absente.

À hauteur de la Gare du Nord, nous prenons un verre avant de nous séparer. À demain.




















 

 

 

 

 

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