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vendredi, juillet 17, 2026

1008_ FESTIVAL D'AVIGNON _ OFF_ MUSTAPHA BENFODIL etc

 

PHOTOS ET VIDÉO À LA SUITE DE CE TEXTE
















 




1008_ FESTIVAL D'AVIGNON _ OFF_ MUSTAPHA BENFODIL etc

J’ai reçu une invitation en la forme d’un mail afin d’assister à une représentation : « Avec l’écrivain et dramaturge algérien Mustapha Benfodil, dans le cadre des lectures SACD au Conservatoire du Grand Avignon, échange avec le public autour du thème « Écrire aujourd’hui en Algérie ». Dans le cadre du festival d’Avignon (il a été créé en 1947 par l’immense Jean Vilar).

Écrire en Algérie... très alléchant donc. Je suis arrivé largement en avance à Avignon. Les gens très nombreux sous un ciel lourd, plutôt chargé (il pluviote un moment). La température se maintenait à 35-37°. Stationner au cœur des remparts de la Cité des Papes ? mieux vaut oublier. 


Je trouve un emplacement non loin de la Rotonde ferroviaire, entre un fast-food et l’Amigo snack Pizza. Ca ira. Et c’est gratuit. Je longe la grande avenue Pierre Semard jusqu’à l’a rue des Teinturiers (et les souvenirs qui remontent...) devant La Cave des Pas sages... Les rues sont noyées de prospectus invitant les passants et touristes à toutes sortes de pièces de théâtre à des espaces musicaux. La fête est à la parole, aux mots. Certains acteurs portent eux-mêmes leurs panneaux de publicité. Parfois vous invitent directement en vous proposant une carte postale vantant leur spectacle qu’ils reprennent si vous n’êtes pas intéressé. Beaucoup de gens sont attablés devant des jus quelconques.

Je poursuis sur la rue des Teinturiers sur à gauche. Savez-vous pourquoi on appelle cette voie « rue des Teinturiers ? » Je vous l’expliquerai une autre fois.

J’emprunte une impasse, je reviens sur mes pas, tourne à droite, reviens, repars. Je m’embrouille. Le temps s’affole. Tiens  Le Pont Trouca (c’est le nom d’une rue), au 10, et la Présence Pasteur, un bel espace. J’y avais (en 2013) et dans le cadre du Off du festival, participé à une représentation de mon roman La Folle d’Alger... 2013... Keltoum présentait Les Mimosas de décembre... Depuis, je cherche des issues, sans se tenir par la barbichette, mais hélas les crabes sont partout et aux aguets. Ma foi...

Je disais bien que je le suis, perdu. Un monsieur qui passait difficilement en vélo dans la rue encombrée de passant, passe. Il ne m’entend pas (ou feint). Un autre monsieur, assis sur un banc devant « Le vieux Balancier », lève la tête de son téléphone. J’interromps son scrolle... lui demande « Le Conservatoire ? » Lui : « Conservatoire de musique c’est ça ? »

 Il me fait signe de revenir en arrière, prendre à droite la rue Thiers jusqu’aux Grandes Halles. Là, à droite, au théâtre Le Cadencia vous demandez. J’ai demandé et j’ai trouvé.

Sur de grandes banderoles rouge on lit « Les rencontres SACD ».  Sacd ? What’s ? « La Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques s'engage pour et avec les auteurs dans la défense de leur liberté et leurs droits. Elle leur apporte soutien et les accompagne tout au long de leur parcours professionnel. » Merci madame, au guichetC’est bien là. « La séance a commencé ! » Bon... La personne précise « la salle Debussy est au 1° » Petite salle, il y a une vingtaine de personnes sages, les oreilles grandes ouvertes. Malgré mes efforts, deux ou trois se sont retournées. Trois sur vingt cela fait beaucoup. Je me courbe, mes pas (sandales Decathlon) sont feutrés. Dernier rang... 

 

 

« La meilleure façon de venger mon père, c’est que es gens connaissent son histoire. Il n’est pas dans la haine mais dans la connaissance ».

Question... « est-ce que ces sites sont encore dangereux... sont-ils protégés... comme il y a moins de touristes... »

MB : « L’enfouissement des déchets toxiques, radioactifs fait l’objet d’un contentieux entre l’Algérie et la France... Pour avoir visité Ain Ker... » J’avoue que là j’ai perdu pied. Non que ce que disait Benfodil m’importait peu, pas du tout... seulement le terme à lui seul de In Eker m’a plongé dans mon propre roman « Traversées... » (je peux en parler sur trois lignes, c’est pas outrageant quand-même !).... Tirade :

« Des auréoles lumineuses perceptibles provenaient des voitures. Elles traversaient à vive allure avant d’aller s’écraser contre la nuit. Une plaque de signalisation blanche, posée en retrait de la nationale, indique en arabe et en français ‘‘In Amguel 8’’. Les caractères sont de même couleur que la pensée qui a troublé mon esprit encombré à ce moment-là̀ par les funestes champignons que des bourreaux ont propulsés dans le ciel depuis cette commune et jusqu’à In Eker au nord-est : noire. Grâce à mon ami Jamal, j’en sais plus sur cette barbarie coloniale. Les essais nucléaires français ont eu lieu avant et inexplicablement après l’indépendance. J’ai eu dans la foulée une autre pensée aussi mauvaise à l’endroit de ceux qui ont, durant la grande terreur de la quatrième décennie, ordonné l’emprisonnement dans les camps d’In Amguel de milliers d’Algériens, à jamais disparus depuis pour nombre d’entre eux. Comme des milliers d’autres dans le Nord du pays. Restent leurs noms ou leurs « X » accrochés sur des sépultures en fichiers numériques incomplets et froids, silencieux. J’ai posé un pied à terre, pris une photo de la plaque rouillée jusqu’aux jambes et me suis recueilli. Plus loin, devant une lignée d’acacias, des dizaines de chèvres et d’ânes se bousculaient pour boire dans un baril métallique coupé en deux parties dans le sens de la longueur, mises bout à bout, à moitié remplies d’eau. » Voilà, c’est dans « Traversées... » page 230.

Revenons à notre ami Mustapha Benfodil (il m’avait dédicacé sont romanTerminus Babel (au SILA Alger en octobre 2023. Très beau roman). Nous avions à peine esquissé les Ateliers d’écriture créative... À la suite de la lecture d’un extrait de la pièce, il a bien voulu échanger avec les présents... exemple : Q : « Le biais par lequel vous avez écrit cette pièce fait qu’on ne rentre pas dans le pathos... » 

MB : Il fallait trouver le juste ton pour éviter cet espèce de tribunal. Mon idée c’était qu’à la fois les Algériens et les Français aient accès à cette histoire qu’on ne connaît que très sommairement, y compris dans la presse, chez les artistes... »

Il évoque les camps de regroupements.... français.

« On vous a présenté la partie didactique, dit un des deux lecteurs, mais la suite ça décolle, on va avoir un fantôme, la suite va être drôle... Il y a beaucoup de poésie... Attendons... la première décade de septembre on sera en résidence à la Chartreuse... Attendons... » Villeneuve-lèz-Avignon. (« Le Centre national des écritures du spectacle est un des lieux majeurs en France et en Europe de résidences consacrées à l’écriture dramaturgique. Il accueille près de soixante résidences par an, d’auteurs ou de compagnies, des laboratoires de recherche et d’expérimentation, des cycles de formation et des master class, et s’ouvre régulièrement au public... »)(in site de La Chartreuse)

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SYNOPSIS

Ibrahim Aguelli a la quarantaine. Il vit à Tamanrasset, grande cité cosmopolite aux portes du désert, en plein cœur du pays touareg. Guide touristique pour une agence privée, il mène une vie discrète, rythmée par le soin qu’il prodigue à sa famille : une mère clouée au lit et des jumeaux, Ahmed et Zaïnabou, atteints de malformations congénitales. Ibrahim est le seul à avoir été épargné. Son père, lui, est mort avant sa naissance, emporté à 39 ans par ce que sa mère appelle « le Mal invisible ». Lors du premier Salon du tourisme durable organisé à Tamanrasset, un événement prestigieux en présence d’un ministre venu d’Alger, Ibrahim est maître de cérémonie. Mais la fête est brutalement interrompue par une action de protestation menée par le collectif « Générations In Ekker ». Leur combat : faire reconnaître les ravages des essais nucléaires français effectués dans la région entre 1960 et 1966, dont 13 explosions souterraines au cœur de la montagne de Taourirt Tan Afella, à In Ekker, à 150 km au nord. Parmi les manifestants, un vieil homme brisé par la maladie s’avance. Hadj Abdallah, surnommé « le Vieil irradié », ancien ouvrier sur les sites nucléaires français, prend la parole. Il raconte la catastrophe du Béryl, survenue le 1er mai 1962, juste après les Accords d'Évian.

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Vidéo, Mustapha Benfodil et festival d'Avignon/OFF_ 16072026


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jeudi, juillet 09, 2026

1007_ Bonnie Tyler- Oui, je sais





Oui, je sais.


Oui, je sais. Mais là, voyez-vous, en ce moment précis alors que j’apprends sa disparition, quelque chose me pousse vers le plus profond de mon être, de mon histoire, de mes retranchements. Quelque chose d’irrésistible. Quelque chose que je ne peux exprimer par les mots, ni réprimer. Une pulsion peut-être. Et peut-être que je ne peux rien dire. Et la voix, la chanson, Bonnie Tyler elle-même ne sont que prétexte.

Bonnie Tyler est morte hier, 8 juillet 2026. Elle est née le 8 juin 1951.





 

mercredi, juillet 08, 2026

1006_ UN SITE DÉDIÉ AU GÉNOCIDE PAR ISRAËL DU PEUPLE PALESTINIEN

 




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 VOICI CE QUE J'AI POSTÉ HIER MERCREDI 8 JUILLET 2026 ___________________________________________________________________________

CE SITE RECOUVRE UN PUITS D'IMAGES/VIDÉOS... SUR LE GÉNOCIDE ISRAÉLIEN

ATTENTION BEAUCOUP D'ENTRE ELLES SONT D'UNE GRANDE VIOLENCE

VOICI LA 1° VIDÉO


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POUR VOUS RENDRE AU SITE "archivegenocide":  https://archivegenocide.com/about.html


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On peut lire ceci dans LE MEDIA 442:  

"Il fallait s’y attendre : à force de voir les images de Gaza circuler, puis disparaître, quelqu’un finirait par bâtir une morgue numérique. ArchiveGenoocide se présente comme une immense base de données consacrée aux crimes de guerre documentés dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. Le site annonce plus de 82 000 entrées, dont environ 64 500 vidéos et 18 000 photos. Chaque fichier est classé, daté, souvent localisé, accompagné d’une description et rattaché à une source"


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////////////////////////////////// AJOUTÉ LE JEUDI 9 JUILLET 2026 ///////////////////////////////





samedi, juillet 04, 2026

1005_ LES MILLIARDAIRES ET LEURS MÉDIAS CONTRE LFI

 

LE GRAND CAPITAL ET SES MEDIAS, CONTRE LA FRANCE INSOUMISE (LFI)

POUR ÉCOUTER/VOIR LA VIDÉO, CLIQUER ICI





Comment et pourquoi en France, les milliardaires sont partis en guerre, toutes voiles hissées haut, contre les classes populaires ? Cette bourgeoisie utilise ‘‘les journalistes de préfecture’’ par elle muselés, ces chefferies éditoriales pour fabriquer de la peur. Y compris des journaux réputés de ‘‘gôche’’, jusque Le Monde, Libération... même Mediapart se prend parfois dans la nasse. Leur ennemi ? les représentants des classes populaires, précisément La France Insoumise (LFI). Ces grands milliardaires et leurs chiens de garde (l’écrasante majorité des médias qu’ils tiennent en laisse et dont ils savent la plupart de leurs journalistes vautrés dans un entre-soi vulgaire et pleutre) veulent faire payer à LFI son programme politico-économique, mais également son soutien au peuple palestinien en lutte contre la barbarie israélienne. Je ne vous en dis pas plus. Écoutez de bout en bout (deux heures) ce formidable travail de BLAST (et ACRIMED) à travers cette vidéo. C’est édifiant !


lundi, juin 29, 2026

1004_ L'HOMMAGE DU 32° MAGHREB DES LIVRES À LEÏLA SHAHID

 


Voir également ici, la vidéo complète de l'hommage à LEÏLA SHAHID ( au Maghreb des livres et dans le Gard, Montpellier et son village...) :

Sur Youtube:

https://www.youtube.com/watch?v=IpudX2oPB-4

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 Ou ici sur Facebook:

https://www.facebook.com/reel/1061920949699342


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Dimanche 28 juin 2026. Deuxième jour au Maghreb des livres.

Je me suis passé du matin, que j’ai réservé à une ballade dans le quartier des Halles et Marais. Paris est toujours Paris on ne peut au final, après avoir fait le tour des tours, que l’admirer, l’aimer, voire l’adorer. Les touristes semblent plus nombreux que les Titis. En reste-t-il vraiment ? La nostalgie, aussitôt ses trottoirs foulés, ses bus et métros empruntés, me nous la gorge un temps. La sérénité reprend son droit et elli fet met... 

 

Le contrôle sécurité à l’entrée du Salon est des plus sympas. Dans la grande salle « des fêtes » les acheteurs hésitent ou achètent et les écrivains dédicacent. Le plus souvent on échange plus qu’on titille sa carte de débit. 

Au stand de Casbah éditions, Keltoum Staali dédicace son roman « La ville aux yeux d’or » (Prix Mohammed Dib 2022) ou « Samovarr, une conquête algérienne »



J’échange, justement, avec elles, sur nos projets de rentrée dans le Sud...

Avec Meriem Labidi nous discutons de Palestine évidemment, et de Leïla Shahid. Elle se prépare à modérer la rencontre de 16h30. Sur la table « Palestine, le droit à l’existence. 

 

Au Salon Bertrand la rencontre « Le centenaire de l’Étoile Nord-Africaine est largement entamée. Mon ami Aïssa Kadri est au micro. Je sais de quoi il retourne. Nous avons souvent dans les années 90 tourné toutes ces questions et beaucoup d’autres plus actuelles, dont je vous épargne les détails, dans tous les sens, lui aux manettes évidemment. Un Cheikh. Je le félicite. Il me fait entendre qu’il fera une intervention à la rentrée (octobre) à Marseille. Bienvenue. 

La salle se vide. D’autres auditeurs arrivent. Je m’installe au premier rang, pour une meilleure prise de vue. « Des mots pour la Palestine. Hommage à Leïla Shahid ». Les participants arrivent : Jérôme Heurtaux, Jadd Hilal, Georges Morin de l’association Coup de Soleil (Maghreb des Livres) et Muzna Shihari. Les interventions sont trèsn intéressantes et vous renvoie à la vidéo.

En aparté, j’exprime à Muzana la contrariété qui m’a saisi lorsque j’ai vu la tombe de Leïla Shahid qui mérite beaucoup mieux. Elle a passé sa vie à rendre visible le combat du peuple palestinien. Nous n’avons pas le droit de délaisser sa tombe, la laisser disparaître socialement après sa mort physique.

 

Avant de quitter le Salon, j’achète trois livres (j’en aurais pris beacoup plus, mais.)  : « Cent ans de guerre contre la Palestine » (Rashid Khalidi), Gaza Ma vie sous les bombes (Ziad Medoukh) et « Cap sur Gaza, Journal de bord d’une Sud-Africaine »

Je quitte le Maghreb des livres et marche jusqu’à hauteur du Forum des halles. Au « Bon pêcheur » je m’installe et feuillette les trois livres. Je suis persuadé que l’autrice de « Cap sur Gaza », Zukiswa Wanner, est celle-là même avec qui j’ai échangé (en septembre 2025) au petit port de Sidi Bou Saïd dans notre perspective de nous rendre en Palestine, physiquement pour les uns, mentalement pour d’autres.) Elle a procédé comme moi-même l’ai fait.... raconter la lutte par le biais d’un journal. Le sien est là sous mes yeux, quant au mien, voilà plusieurs semaines que je n’ai pas de nouvelles des maisons d’éditions. 

La vidéo ci-joint « Hommage du Maghreb des livres à Leïla Shahid » contient un autre hommage à Leïla Shahid (Montpellier le 14 juin) avec images de Lussan, avec le cimetière, et La Lèque où Leïla Shahid a passé ses derniers jours. 


https://leblogdeahmedhanifi.blogspot.com/2026/06/1001-hommage-leila-shahid-montpellier.html

  

 

dimanche, juin 28, 2026

1003_ LE MAGHREB DES LIVRES




Samedi matin. La chaleur est tombée cette nuit. Il fait 30-32 degrés. Et la relativisation est nécessaire. Le corps accuse le coup sans que les douches répétées ne les apaisent pour autant. Hier la France a joué le dernier match de la phase de son groupe, « I ». Elle a battu la Norvège 4 à 1. Ce soir, ce sera le tour de l’Algérie à affronter l’Autriche, un redoutable adversaire, attendu depuis 1982 (groupe « J »)

Dans le RER je lis le programme du Maghreb des livres qui se déroule aujourd’hui et demain à l’Hôtel de ville de Paris (4° art). C’est la 32° édition. Il y a peu de voyageurs dans le train. Un gamin pose un bout de feuille sur le siège vide devant moi et les voisins en disant « bonjour monsieur » ou « bonjour mademoiselle ».... Je suis sensé le lire, ce que je ne fais pas, ni aucun des autres passagers. Une offre quelconque ou de la mendicité déguisée... L’adolescent reviendra les récupérer quelques minutes plus tard sans prononcer un mot.

À Chatelet-les-Halles je prends la sortie du Louvre. Je me retrouve sur les quais, en face du Pont neuf revisité. Méconnaissable. Et pour cause. J.R en a fait son affaire. Il a fait du pont « une caverne ». « J’ai conçu le franchissement de "La Caverne" comme une expérience où le plein et le vide vivront en équilibre. » dit l’artiste sur les page de la Mairie. Je m’y suis rendu « accès unique piéton depuis la place du Pont-Neuf Christo ». Les bouquinistes s’installent quel que soit le temps, sec, mouillé.

C’est bien réussi. Je m’y suis rendu après avoir fait la queue de longs moments. On parcourt le pont sous une montagne de neige, mais la sensation de fraîcheur manquait et les brumisateurs d’eau nombreux. La « Caverne » sera démontée le 19 juin.

Au « Café Vigouroux » j’en prends un « sans sucre »... La Tour Saint-Jacques (500 ans) et son jardin attirent nombre de passants rassurés par les gargouilles de la tour.






















Quelques rue plus loin, apparait LA mairie de Paris. Elle arbore fièrement le long de ses grilles, sur la rue de Rivoli, son soutien à l’abolition de la peine de mort avec « Ensemble contre la peine de mort » et son exposition intitulée « Les visages de l’abolition » (jusqu’au 15 juillet). L’entrée de la mairie par la rue Lobau donne sur « Le Maghreb des livres ». Deux puissants lions, jumeaux de ceux d’Oran nous accueillent comme chaque année. Il y a encore peu de monde à midi trente. Mon ami H. m’a rejoint à la cafétéria. Avec Zeghidour (journaliste TV5 monde) nous évoquons les échanges qu’il a eus avec Sansal et l’ai félicité pour la pertinence de ses propos et les élucubrations de ‘‘la légende’’ disqualifiée. Ppfff. On ne se bouscule pas dans les espaces du Maghreb. Sur FB j’ai posté ces mots « Pour l'heure, 35 degrés, asphyxie, impasse, désintérêt... Pour l'heure...et brume d'eau pure... » Je croise quelques auteurs algériens dont les très sympathiques Lilya Nezar (Saint Augustin, fils de Numidie) et Chitour Daoudi Malika/ Frado Kali (Marjane).  La rencontre « Les élites issus des quartiers... » m’intéresse, mais il fait vraiment chaud.   Nous n’avons pas le courage de suivre les conférences. Nous quittons les lieux, dédié cette année à la Tunisie quasiment absente.

À hauteur de la Gare du Nord, nous prenons un verre avant de nous séparer. À demain.