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lundi, juin 29, 2026

1004_ L'HOMMAGE DU 32° MAGHREB DES LIVRES À LEÏLA SHAHID

 


Voir également ici, la vidéo complète de l'hommage à LEÏLA SHAHID ( au Maghreb des livres et dans le Gard, Montpellier et son village...) :

https://www.youtube.com/watch?v=IpudX2oPB-4

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Dimanche 28 juin 2026. Deuxième jour au Maghreb des livres.

Je me suis passé du matin, que j’ai réservé à une ballade dans le quartier des Halles et Marais. Paris est toujours Paris on ne peut au final, après avoir fait le tour des tours, que l’admirer, l’aimer, voire l’adorer. Les touristes semblent plus nombreux que les Titis. En reste-t-il vraiment ? La nostalgie, aussitôt ses trottoirs foulés, ses bus et métros empruntés, me nous la gorge un temps. La sérénité reprend son droit et elli fet met... 

 

Le contrôle sécurité à l’entrée du Salon est des plus sympas. Dans la grande salle « des fêtes » les acheteurs hésitent ou achètent et les écrivains dédicacent. Le plus souvent on échange plus qu’on titille sa carte de débit. 

Au stand de Casbah éditions, Keltoum Staali dédicace son roman « La ville aux yeux d’or » (Prix Mohammed Dib 2022) ou « Samovarr, une conquête algérienne »

J’échange, justement, avec elles, sur nos projets de rentrée dans le Sud...

Avec Meriem Labidi nous discutons de Palestine évidemment, et de Leïla Shahid. Elle se prépare à modérer la rencontre de 16h30. Sur la table « Palestine, le droit à l’existence. 

 

Au Salon Bertrand la rencontre « Le centenaire de l’Étoile Nord-Africaine est largement entamée. Mon ami Aïssa Kadri est au micro. Je sais de quoi il retourne. Nous avons souvent dans les années 90 tourné toutes ces questions et beaucoup d’autres plus actuelles, dont je vous épargne les détails, dans tous les sens, lui aux manettes évidemment. Un Cheikh. Je le félicite. Il me fait entendre qu’il fera une intervention à la rentrée (octobre) à Marseille. Bienvenue. 

La salle se vide. D’autres auditeurs arrivent. Je m’installe au premier rang, pour une meilleure prise de vue. « Des mots pour la Palestine. Hommage à Leïla Shahid ». Les participants arrivent : Jérôme Heurtaux, Jadd Hilal, Georges Morin de l’association Coup de Soleil (Maghreb des Livres) et Muzna Shihari. Les interventions sont trèsn intéressantes et vous renvoie à la vidéo.

En aparté, j’exprime à Muzana la contrariété qui m’a saisi lorsque j’ai vu la tombe de Leïla Shahid qui mérite beaucoup mieux. Elle a passé sa vie à rendre visible le combat du peuple palestinien. Nous n’avons pas le droit de délaisser sa tombe, la laisser disparaître socialement après sa mort physique.

 

Avant de quitter le Salon, j’achète trois livres (j’en aurais pris beacoup plus, mais.)  : « Cent ans de guerre contre la Palestine » (Rashid Khalidi), Gaza Ma vie sous les bombes (Ziad Medoukh) et « Cap sur Gaza, Journal de bord d’une Sud-Africaine »

Je quitte le Maghreb des livres et marche jusqu’à hauteur du Forum des halles. Au « Bon pêcheur » je m’installe et feuillette les trois livres. Je suis persuadé que l’autrice de « Cap sur Gaza », Zukiswa Wanner, est celle-là même avec qui j’ai échangé (en septembre 2025) au petit port de Sidi Bou Saïd dans notre perspective de nous rendre en Palestine, physiquement pour les uns, mentalement pour d’autres.) Elle a procédé comme moi-même l’ai fait.... raconter la lutte par le biais d’un journal. Le sien est là sous mes yeux, quant au mien, voilà plusieurs semaines que je n’ai pas de nouvelles des maisons d’éditions. 

La vidéo ci-joint « Hommage du Maghreb des livres à Leïla Shahid » contient un autre hommage à Leïla Shahid (Montpellier le 14 juin) avec images de Lussan, avec le cimetière, et La Lèque où Leïla Shahid a passé ses derniers jours. 


https://leblogdeahmedhanifi.blogspot.com/2026/06/1001-hommage-leila-shahid-montpellier.html

  

 

dimanche, juin 28, 2026

1003_ LE MAGHREB DES LIVRES




Samedi matin. La chaleur est tombée cette nuit. Il fait 30-32 degrés. Et la relativisation est nécessaire. Le corps accuse le coup sans que les douches répétées ne les apaisent pour autant. Hier la France a joué le dernier match de la phase de son groupe, « I ». Elle a battu la Norvège 4 à 1. Ce soir, ce sera le tour de l’Algérie à affronter l’Autriche, un redoutable adversaire, attendu depuis 1982 (groupe « J »)

Dans le RER je lis le programme du Maghreb des livres qui se déroule aujourd’hui et demain à l’Hôtel de ville de Paris (4° art). C’est la 32° édition. Il y a peu de voyageurs dans le train. Un gamin pose un bout de feuille sur le siège vide devant moi et les voisins en disant « bonjour monsieur » ou « bonjour mademoiselle ».... Je suis sensé le lire, ce que je ne fais pas, ni aucun des autres passagers. Une offre quelconque ou de la mendicité déguisée... L’adolescent reviendra les récupérer quelques minutes plus tard sans prononcer un mot.

À Chatelet-les-Halles je prends la sortie du Louvre. Je me retrouve sur les quais, en face du Pont neuf revisité. Méconnaissable. Et pour cause. J.R en a fait son affaire. Il a fait du pont « une caverne ». « J’ai conçu le franchissement de "La Caverne" comme une expérience où le plein et le vide vivront en équilibre. » dit l’artiste sur les page de la Mairie. Je m’y suis rendu « accès unique piéton depuis la place du Pont-Neuf Christo ». Les bouquinistes s’installent quel que soit le temps, sec, mouillé.

C’est bien réussi. Je m’y suis rendu après avoir fait la queue de longs moments. On parcourt le pont sous une montagne de neige, mais la sensation de fraîcheur manquait et les brumisateurs d’eau nombreux. La « Caverne » sera démontée le 19 juin.

Au « Café Vigouroux » j’en prends un « sans sucre »... La Tour Saint-Jacques (500 ans) et son jardin attirent nombre de passants rassurés par les gargouilles de la tour.






















Quelques rue plus loin, apparait LA mairie de Paris. Elle arbore fièrement le long de ses grilles, sur la rue de Rivoli, son soutien à l’abolition de la peine de mort avec « Ensemble contre la peine de mort » et son exposition intitulée « Les visages de l’abolition » (jusqu’au 15 juillet). L’entrée de la mairie par la rue Lobau donne sur « Le Maghreb des livres ». Deux puissants lions, jumeaux de ceux d’Oran nous accueillent comme chaque année. Il y a encore peu de monde à midi trente. Mon ami H. m’a rejoint à la cafétéria. Avec Zeghidour (journaliste TV5 monde) nous évoquons les échanges qu’il a eus avec Sansal et l’ai félicité pour la pertinence de ses propos et les élucubrations de ‘‘la légende’’ disqualifiée. Ppfff. On ne se bouscule pas dans les espaces du Maghreb. Sur FB j’ai posté ces mots « Pour l'heure, 35 degrés, asphyxie, impasse, désintérêt... Pour l'heure...et brume d'eau pure... » Je croise quelques auteurs algériens dont les très sympathiques Lilya Nezar (Saint Augustin, fils de Numidie) et Chitour Daoudi Malika/ Frado Kali (Marjane).  La rencontre « Les élites issus des quartiers... » m’intéresse, mais il fait vraiment chaud.   Nous n’avons pas le courage de suivre les conférences. Nous quittons les lieux, dédié cette année à la Tunisie quasiment absente.

À hauteur de la Gare du Nord, nous prenons un verre avant de nous séparer. À demain.




















 

 

 

 

 

mercredi, juin 17, 2026

1002_ Les boites à livres de Mira.

LES BOITES À LIVRES DE MIRA


Chaque matin, plutôt un matin sur deux pendant la canicule, alors que le soleil baille encore, je fais « le tour de la ville ». Il y a le petit tour, le moyen, le grand...Ils couvrent 5, ou 7 km. Le plus grand tour que je réalise une à deux fois le mois, celui qui ceint les quatre coins extérieurs de la ville (en traversant une partie de la forêt) fait 13 km. Je passe devant l’une ou plusieurs d’entre elles. Je les salue par un regard entendu. M’y arrête parfois. Dans notre petite ville elles sont six. Disons sept avec la grande Médiathèque, leur grande sœur, qui les alimente indirectement. Les collégiens sont généreux surtout en fin d’année. Ils ‘se débarrassent’ le cœur léger de nombre de leurs ouvrages, qu’ils déposent dans ces boites et que d’autres habitants emprunteront à leur guise. Les livres contenus dans les « boites à livres » sont en effet à disposition de tout un chacun. On s’en sert, on les lit, on les remet à leur place. On peut tout aussi bien les garder. En proposer d’autres.

Je longe l’étroit chemin devant chez nous, jusqu’à l’avenue. Je ne me promène pas. Je marche à un rythme rapide mon petit sac sur le dos. Il paraît que c’est une « marche sportive », mais bon, à l’âge qui est le mien, il ne me faut pas abuser de mots. Devant la mairie je m’arrête pour consulter le contenu de la boite « 1 ». Une revue égarée, « Les gens de Mogador », un Atlas... Je passe sous le pont de la gare et longe la départementale jusqu’à la sortie sud-est de la ville avant de prendre sur la droite, une avenue sans nom, à la limite des champs. La boite 2 devant l’école primaire est garnie « Qui a peur des fantômes ? », « Cinna » de Corneille... Le village des marques Mac Arthur Glen et ses cent-dix boutiques Outlet « grandes marques nationales et internationales » se préparent à l’ouverture. Un ‘meme’ de village provençal. Couleurs ocre, toitures de briques arrondies... Petite fontaine et gargouillis (les cigales - en terre cuite- accrochées près des devantures), oliviers et moulin à huile évidemment et ‘ruelles’ ombragés... 

Je prends à droite le grand boulevard de l’Olympie et le Stadium. Au bout je bifurque en direction du centre, jusqu’au rond-point où se situaient les Garages Ford (aujourd’hui un ensemble d’habitations), à l’angle d’Aubanel. Ici est « plantée » la boite à livres numéro 3... Yann Quefelec « Les noces barbares », Philippe Djian « Zone érogène »... Je reprends vers le nord en direction de la gendarmerie et des pompiers, puis l’avenue Saint Exupéry à droite jusqu’au lac Saint Suspi dont je fais le tour. À l’angle du GR 2013 et de l’avenue Daniel Paul, voici « la boite 4 ».

.. Lewis Carroll « Alice au pays des merveilles », St Exupéry « Pilote de guerre », Daniel Defoe « Robinson Crusoe »... Quelques centaines de mètres et voici l’imposable lycée Jean Cocteau et la boite numéro 5... devant un gros morceau du ‘Mur de Berlin’ ; Henri Troyat « Étrangers sur la terre », André Gide « L’Immoraliste », Guy des Cars « Les 7 femmes », Larousse encyclopédie... Devant la Médiathèque, cette grande sœur au cœur large comme ça, je ne m’arrête pas. Ses portes sont encore fermées. Au bout de l’avenue de la République je retrouve le petit centre-ville et la ligne ferroviaire qui fait fourche non loin en direction du sud-est et en direction du sud-ouest. Je continue, plein sud jusqu’à hauteur du supermarché (en anglais). En face la grande maison jaune « des services » et les laboratoires à l’angle.

 La dernière boite est la « 7 »... « Germinal » d’Émile Zola, « Moravagine » de Blaise Cendrars, une autre encyclopédie (Bordas), « La vie à reculons » de Gudule.... Derrière les laboratoires et la « Résidence pour séniors » j’imagine mon futur... Je retrouve le petit chemin devant chez nous. Une heure-trente ou quarante-cinq, 7 kilomètres ou 9. Je n’ai ni montre Speedmaster, ni collier, ni rien. 

Lorsque j’en ai assez de marcher, j’enfourche mon vélo, mais avec la vitesse, le temps et la géographie changent de dimensions. Les livres cèdent la place à la musique qui coule du casque... Miles Davis, Benny Carter, Cheikh Ghaffour, Benachour...

 

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