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mardi, avril 23, 2024

837_ Avril à Paris

 




















































Avril à Paris

 

Avril à Paris

 

Le ciel s’assombrit à Paris, et dans le sud-est du monde on ne se nourrit pas d’air pur ni de fakes ou de sophisme comme l’écrit bien un journaliste du Quotidien d’Oran. Ils disent « l’Europe se prononce contre l’agression par l’Iran d’Israël ». Cet état voyou provoque l’Iran en bombardant l’ambassade iranienne en Syrie et c’est ce pays, l’Iran qui riposte, qui devient « L’Iran agresseur » du point de vue de la propagande européenne et ses médias qui ni ne rougissent, ni ne se cachent.

 Nous avons pris une semaine pour retrouver Paris… Le mardi matin (16 avril, "Youm el ilm" n'est-ce- pas), il pleut sur Paris comme il pleure etc. On connaît la suite et la fin, ‘‘c’ est bien la pire peine, de ne savoir pourquoi’’

  


La La chaîne devant l’Institut du Monde Arabe est longue et bon enfant. « Reproduisant des motifs traditionnels de la géométrie arabe, la façade Sud est composée de 240 moucharabiehs… Le moucharabieh a la délicatesse d’un mécanisme d’horlogerie et la sophistication d’une mosaïque. Une cellule photo-électrique permet un dosage de la lumière en fonction de l’ensoleillement. 

Les diaphragmes s’ouvrent et se ferment suivant la luminosité extérieure. » (IMA) Une façade mobile quoi ! Aujourd’hui, les yeux (diaphragmes) de l’infrastructure métallique sont grand ouverts comme en temps beau. Billetterie et sous-sol. Vite. Nom de l’expo « Étienne Dinet (1861-1929), Passions algériennes » (jusqu’au 9 juin). On y lit, disent les organisateurs « la passion que nourrit l’artiste pour l’Algérie dont il épousa la terre, la foi et la cause. » Voici quelques-unes de ses peintures. 

 

 









 





Que serait Paris sans ses monuments, sa tour Eiffel, Notre Dame, Les Champs Élysées, la Basilique du Sacré Cœur… Sans eux Paris ne serait pas Paris. Pour rejoindre cette dernière, j’ai emprunté le Quai St Bernard direction nord (le sud mène à la Grande bibliothèque Mitterrand), longé le quai Montebello, traversé l’île de la Cité, longé le boulevard de Strasbourg et combien d’autres rues et places chargés chacun chacune d’autant d’histoires que de respirations, de déceptions, de fantômes et de vies avant d’arriver à Anvers et enfin derrière Montmartre et la basilique. 1891 est la date de sa construction. Inaugurée 32 ans plus tard.  Énormément de monde, essentiellement des visiteurs étrangers, on entend toutes sortes de langues. Elle est, avec la Tour Eiffel, parmi les monuments les plus visités de France. Une visite s’impose (une énième). Et le grand escalier qui y mène est lourdement chargé de « cadenas de l’amour » qui y sont scellés. La mairie du quartier avait décidé de les retirer l’année dernière pour embellir le quartier. Ils sont toujours là, en grands vainqueurs et l’escalier n’en est que plus doré, plus beau.

 

 




   

 



















Plus tard, le lendemain ou surlendemain, une visite (nous étions plusieurs) s’imposa (parmi toutes les possibles) à Auvers-sur-Oise. Cela n’est plus que naturel, venant du Sud que Vincent chérissait, particulièrement Arles, Saint-Rémy de Provence etc, où une « route de Van Gogh » a été balisée et un musée, « Estrine », dédié. Prendre une photo (surtout dans la petite, ridicule chambre de l’artiste) y est strictement interdit… Je me suis, il y a longtemps, promis de ne plus y revenir. Mais les années passant, on aplani, on édulcore, on oublie les promesses et les jurons.

 

 

 

 

 




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Un autre jour s’annonça, grisâtre comme les précédents. J’ai pris le métro dans le 18°. J’ai rendez-vous avec mon ami H à Gare de l’Est. À hauteur du croisement Ornano-Simplon j’ai une pensée à l’endroit de notre ami défunt commun Larry, tenancier jusqu’à la veille du 3° millénaire, du Bar de la rue Joseph Dijon à deux pas, une autre à Mahmoud et une troisième à « La Snouss ». Les années se bousculent et nous bousculent, nous pressent avec elles, droit devant, nous qui n’avons rien demandé de cela.

 

Avec H. nous faisons un grand tour « à pied » depuis le terre-plein de la gare qui nous mène à Barbès. Je pense plus au café chic que nous regardons à partir du trottoir d’en face où s’entassaient jadis, pas naguère, les charriots « Tati », par dizaines, assaillis par une clientèle venue de toute la périphérie de Paris Est. Tati a fait faillite, entraînant dans sa chute des milliers d’employés. Toute une nostalgie qui me renvoie aux années diamantées de Giscard, aux années d’une certaine insouciance. Qui me renvoie aux vieux immigrés du Bled, (on ne disait pas « Blédards » mais les haineux fangeux, flics ou civils, criaient « crouilles », « ratons » matraques à la main ). Une pensée qui me renvoie à ces ouvriers, célibataires souvent, « zouffriya », qui « saturaient » l’espace du triangle « Château rouge – Barbès – La Chapelle » et ses rues sombres et qui souffraient en silence. Ils sont aujourd’hui peu nombreux et le quartier se transforme, lentement mais sûrement. Se gentrifie. Voilà les boulevards de Strasbourg et Sébastopol. « Wech, tu rêves wella… » me répète mon ami. Il va sans dire que des quantités d’infos, de blagues, de souvenirs échangés et de critiques, sarcastiques que nous nous envoyions nous apparentaient aux deux « schnocks » du balcon du Muppet-Show, Statler et Waldorf si vous connaissez. Nous les avons un temps imités. De mètre en mètre, de rues en boulevards, de places en carrefours, nous nous sommes retrouvés devant le jardin du Luxembourg, face au Panthéon. Nous avons fait une halte sous un abribus. Le temps de reprendre notre tempo habituel.

Nous avons ensuite pris la direction du nord, nord-ouest jusqu’à Brochant. C’est dans ce coin du quartier Guy Mocquet que nous nous sommes rencontrés, lui fraîchement arrivé du Bled (il n’a jamais plus quitté la nouvelle Lutetia plus d’un mois), moi traînant mes pantoufles entre le 17° et la folle fac de Vincennes… Ici, je n’ouvre pas de parenthèses, bien nécessaires pourtant pour mettre l’histoire au point, au risque qu’elles prennent l’allure de deux hippocampes raides comme des chiens de faïence. Nous sommes remontés par l’avenue de Clichy, le boulevard du même nom, et Rochechouart qui a retrouvé son prénom et rebaptisé donc à juste titre « Marguerite de Rochechouart », une mère supérieure. 730 mètres rien que pour elle (le « boulevard de Rochechouart » a vécu 159 ans sans prénom). Ce changement entre « dans le cadre de la mise en valeur des voies parisiennes portant un nom de femme. » Nous sommes remontés disais-je, la plante et les doigts de pieds en compote, jusqu’à hauteur de la gare de Nord. Nous nous sommes laissé tomber sur des sièges, en intérieur, de la brasserie « La Ville d’Aulnay »

 

 

Le 20 avril est une journée importante qui renvoie au printemps berbère du 20 04 1980 (Tafsut Imaziɣen) avec des manifestations monstrueuses suivies d’une grande répression à Alger et en Kabylie. 

À « l’usine » (c’est ainsi qu’on appelait le Centre Pompidou/Beaubourg les premières années de son inauguration, il était plutôt impopulaire alors) je me suis rendu à la BPI (la « bibliothèque ») je visionne quelques vidéos sur le mouvement du 20 avril 1980 en Algérie. Je capture quelques images (Mammeri, Aït-Ahmed…) À ce propos, il  est prévu aujourd’hui l’apposition d’une plaque au nom du chanteur « Idir » au niveau du square de la rue de Ménilmontant (entre le N° 69 et 71). Je m’y rendrai plus tard. 

Le Louvre est assailli de touristes. Personnellement je suis venu pour voir la statue des quatre captifs (dits aussi Les quatre Nations vaincues (c’est en lien avec mes écrits, mais je ne peux en parler aujourd’hui). La file des visiteurs est si longue que je rebrousse chemin. Il me reste en mémoire de beaux souvenirs d’une exposition (c’était il y a dix ans) sur « l’Art islamique », des armures du 18° siècle, un coran du 16° s, un panneau poétique du 17°… sur une dizaine de salles.

 

Un autre jour s’annonça, grisâtre comme les précédents. J’ai pris le métro dans le 18°. J’ai rendez-vous avec mon ami H à Gare de l’Est. D’autres amis sont occupés ou hors de la région ou définitivement partis, malgré eux. Ce jeu de roue qui nous impose. Tiens, justement, à hauteur du croisement Ornano-Simplon j’ai une pensée à l’endroit de notre ami commun défunt, Larry, tenancier jusqu’à la veille de l’entrée sur les planches du 3° millénaire, du Bar de la rue Joseph Dijon à deux pas. J’en ai une autre à Mahmoud et une troisième à « La Snouss ». Les années se bousculent et nous bousculent, nous pressent avec elles, droit devant, nous qui n’avons rien demandé de cela, mais nous y avançons cahin-caha. Cela n’est ni joyeux ni triste, mais dans l’ordre des choses. Bref.

 

Avec H. nous faisons un grand tour « à pied » depuis le terre-plein de la gare qui nous mène à Barbès. Je pense plus au café chic que nous regardons à partir du trottoir d’en face où s’entassaient jadis, pas naguère, les charriots « Tati », par dizaines, assaillis par une clientèle venue de toute la périphérie de Paris Est, « la zone ». Tati a fait faillite, entraînant dans sa chute des milliers d’employés. Toute une nostalgie qui me renvoie aux années diamantées de Giscard, aux années d’une certaine insouciance. 

Une pensée qui me renvoie à ces ouvriers, célibataires souvent, « zouffriya », qui « saturaient » l’espace du triangle « Château rouge – Barbès – La Chapelle » et ses rues sombres et qui souffraient en silence. Qui me renvoie à ces vieux immigrés du Bled, (on ne disait pas « Blédards » dédaigneusement, mais les haineux fangeux, flics ou civils qui avaient mal, très mal gobé 1962, criaient « crouilles », « ratons » matraques officielles ou non à la main ). Nous courrions comme des malades en criant « CRS, SS ! » avant de nous engouffrer dans le hall d’un immeuble de telle ou telle rue, ou dans une église, très charitable, St Bernard ou autre café populeux. Nous « les autonomes » ou proches. Ils sont aujourd’hui peu nombreux et le quartier se transforme, lentement mais sûrement. Se gentrifie. Voilà les boulevards de Strasbourg et Sébastopol. « Wech, tu rêves wella… » me répète mon ami. Il va sans dire que des quantités d’infos, de blagues, de souvenirs échangés et de critiques, sarcastiques que nous nous envoyions nous apparentaient aux deux « schnocks » du balcon du Muppet-Show, Statler et Waldorf si vous connaissez. Nous les avons un temps imités. De mètre en mètre, de rues en boulevards, de places en carrefours, nous nous sommes retrouvés devant le jardin du Luxembourg, face au Panthéon. Nous avons fait une halte sous un abribus. Le temps de reprendre notre tempo habituel.

Nous avons ensuite pris la direction du nord, nord-ouest jusqu’à Brochant. C’est dans ce coin du quartier Guy Mocquet que nous nous sommes rencontrés, lui fraîchement arrivé du Bled (il n’a jamais plus quitté la nouvelle Lutetia plus d’un mois), moi traînant mes pantoufles entre le 17° et la folle fac de Vincennes honnie par le gouvernement (et Alice S.S. !)… Ici, je n’ouvre pas de parenthèses, pas plus de crochets, bien nécessaires pourtant pour mettre l’histoire au point, au risque qu’elles ou qu’ils prennent l’allure de deux hippocampes raides comme des chiens de faïence. Nous sommes remontés par l’avenue de Clichy, le boulevard du même nom, et Rochechouart qui a retrouvé son prénom et rebaptisé donc à juste titre « Marguerite de Rochechouart », une mère supérieure. 730 mètres rien que pour elle (le « boulevard de Rochechouart » a vécu 159 ans sans prénom). Ce changement entre « dans le cadre de la mise en valeur des voies parisiennes portant un nom de femme. » Nous sommes remontés disais-je, la plante et les doigts de pieds en compote, jusqu’à hauteur de la gare de Nord. Nous nous sommes laissé tomber sur des sièges, à l’intérieur de la brasserie « La Ville d’Aulnay »

 

Le 20 avril – et nous sommes le 20 avril – est une journée importante qui renvoie les hommes de bonne volonté au printemps berbère du 20 04 1980 (Tafsut Imaziɣen) avec des manifestations monstrueuses suivies d’une grande répression à Alger et en Kabylie et les hommes au discours peu amène et malveillant, à toutes les impasses ou à toutes les compromissions. Tafsut imaziɣen donc.

Dans « l’usine » (c’est ainsi qu’on appelait le Centre Pompidou/Beaubourg les premières années de son inauguration, il était plutôt impopulaire alors) je me suis rendu à la BPI (la « bibliothèque »). Je visionne quelques vidéos sur le mouvement du 20 avril 1980 en Algérie. Je capture quelques images (Mammeri, Aït-Ahmed…) À ce propos, il est prévu aujourd’hui l’apposition d’une plaque au nom du chanteur « Idir » au niveau du square de la rue de Ménilmontant (entre le N° 69 et 71). Je m’y rendrai plus tard. 

 

Le musée du Louvre est assailli de touristes. Personnellement je suis venu pour voir la statue des quatre captifs (dits aussi Les quatre Nations vaincues (c’est en lien avec mes écrits, mais je ne peux en parler aujourd’hui). La file des visiteurs est si longue que je rebrousse chemin. Il me reste en mémoire de beaux souvenirs d’une vieille exposition sur « l’Art islamique » qui impressionnait les plus réticents des « brobros », des armures du 18° siècle, un coran du 16° s, un panneau poétique du 17°… sur une dizaine de salles.

 

Je suis arrivé assez en retard à Ménilmontant à cause d’un malentendu (j’ai mal entendu). À 16h, il n’y avait rien. Le vide. Une employée (kurde ?) du Bar restaurant kurde (certainement) Chez les Deux amis (en face du square) me dit que le maire a fait un discours vers midi, et la fille d’Idir (Tanina Cheriet), a chanté et une plaque en hommage à Idir a été apposée. Mais il n’y a rien, pas de plaque au nom du chanteur. C’est étrange me dira l’ami Youssef. Oui, étrange. Demain je reviendrai y tourner une vidéo. Une photo ne suffit pas pour expliquer mon étonnement. « Étrange ».



Je finis la journée avec mon cher professeur d’université A.K. à la brasserie La Vielleuse (place Belleville) autour d’un café et chocolat chauds (pour les premiers verres). On fait le tour de certaines questions qui nous tiennent à cœur, de Marseille, de Paris, d’Alger… de ses récents articles et ouvrages, de mon écriture… (plus tard, plus tard…)

 

 

Dimanche animé du côté de Barbès. La manifestation « pour la Palestine » mais aussi « contre le racisme, l’islamophobie et la protection de tous les enfants » qui a été d’abord interdite par le Préfet de Paris, a été autorisée par le Tribunal administratif car l’interdiction porte « une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de manifester » Comme la nation marche encore sur de solides jambes (et elle y tient !) chacun a joué son rôle vaille que vaille et le Tribunal le sien. Sans mélange des genres. Les tiraillements et tentatives de radicalisation politique et médiatique vers la droite, la droite extrême est réelle, il ne faut surtout pas sous-évaluer. Les enfants de Bolloré font des petits… À la manif nous étions 3000 environs de Barbès à Place de la République. (cf photos et vidéos).








 


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