Rechercher dans ce blog

mercredi, mai 20, 2026

997_ Ma bibliothèque est la vôtre: 01- Le vainqueur de coupe, Rachid Boudjedra

 



 

« MA BIBLIOTHÈQUE EST LA VÔTRE » - Le plan que vous avez devant vous, est un des quatre panneaux qui composent ma bibliothèque (A,B,C et D). Le premier (A), se trouve dans le salon au rez-de-chaussée. Ce panneau contient « les beaux livres classiques », vous savez ces livres en vitrine qu’on n’ouvre presque jamais (Stendhal, Alexandre Dumas, Tolstoï, Victor Hugo, Dostoïevski, Jean-Jacques Rousseau, Balzac, Émile Zola....) * Ils sont souvent présents dans une bibliothèque pour « meubler » le salon, pour faire joli. Mais ce n’est pas tout à fait mon cas.* * Les volets « B,C et D » se trouvent dans mon bureau.* * * B et C contiennent toutes sortes de livres, la plupart concernent la littérature ou auteurs français, anglais, internationaux traduits en français. * * Le dernier panneau, le « D », contient essentiellement des livres maghrébins ou arabes, par leurs contenus ou par leurs auteurs.* * *  On y trouve Maïssa Bey, Isabelle Eberhard, Faïza Guène, Rûmi, Anouar Benmalek, Jean Amrouche, Rachid Boudjedra, Théodore Monod, Ibn Rochd, Keltoum Adimi, Taha Hussein, Emmanuel Roblès, Malika Mokeddem, Salim Bachi, Keltoum Staali, Tahar Bendjelloun, Abdelkader Djemaï, Ibn Thufaïl, Jean Senac, Amin Maalouf et beaucoup d’autres, dont ceux qui font souvent ( trop souvent à mon goût) et au-delà de la littérature, la une des journaux. Je ne sais si j’aurai le courage de parler de chacun d’eux.* * * Dans la série de vidéos que j’entame aujourd’hui je vous parlerai des livres de ce panneau « D ». Uniquement de ceux-là.* Quand j’avais 19 - 20 ans, (je peux vous affirmer que le temps court aussi vite que notre espoir vain de rester jeune)... * * Quand j’avais 19 - 20 ans, il y a très longtemps, je « travaillais » (entre guillemets car je n’ai jamais reçu ni salaire ni indemnité) pour la Radio algérienne, la RTA, antenne d’Oran. Elle se trouvait dans un appartement de « la cité Perret », un grand ensemble de HLM pour ceux qui connaissent. Place des victoires watlaâ la rue Brahim Djelloul, (ex Arago). Un grand appartement aménagé pour la radio diffusion. * * J’animais une émission sous la direction du poète et homme de théâtre Saïm el Hadj (Allah yerhmeh), une émission qui s’appelait « Notre discothèque est la vôtre ». Le titre est de lui.* * *  J’étais passionné de musique moderne, précisément des chansons à la mode, de    Janis Joplin, Bob Dylan, Jimi Hendrix, Neil Young, à Johnny Halliday, Sheila, Françoise Hardy... en passant par Pete Seeger, Joan Baez...  Les frères Migri (Ya Mraya dont les paroles sont de Saïm el Hadj),  Turkish Blend, Vigon... Certains chanteurs étaient interdits d’antenne. Notre démocratie c’était 1984 !  * Dans mon émission je passais ces chanteurs en parlant d’eux, de leurs chansons... Ça ne plaisait pas au journal La République ! (dans lequel j’ai écrit aussi.... bien avant la RTA... Bon restons-en là, n’allons pas plus loin car notre sujet se sont les livres.* * * Je vous propose d’intituler ma présentation des livres : « Ma bibliothèque est la vôtre ». Je ne vous ferai pas une recension du livre du jour, je ne le raconterai pas dans le détail. Je choisirai quelques paragraphes ou extraits qui me paraissent intéressants, quelques phrases. Je vous donnerai à écouter quelques pages choisies... Aujourd’hui, pour cette séquence inaugurale, je vous propose de commencer par Rachid Boudjedra. * Boudjedra est une référence importante de la littérature algérienne. Il écrit aussi bien en français qu’en arabe. Il est né en 1941 dans les Aurès, à Om el Bouaghi. * Il a à son actif une quarantaine d’ouvrages, des recueils de poésie, des essais et des romans. Je peux citer La Répudiation, Le Désordre des choses, Fragments du Désert, Topographie idéale, L’Escargot entêté, L’Insolation, et notre choix du jour, de cette 1° séquence : Le Vainqueur de coupe. Ce roman de 250 pages a été publié en septembre 1981        à Paris, chez les Éditions Denoël. Il raconte un assassinat, et plus que cela. L’Histoire s’inspire d’un fait historique, l’élimination d’un Harki, un des plus importants.* L’assassinat du Bachagha Ali Chekkal  ancien vice-président de l’Assemblée algérienne, et soutien de premier plan de la France coloniale, est abattu dans l’enceinte du stade par un militant de 26 ans, Bensadok Mohamed, entré par sa bravoure dans l’histoire de la lutte héroïque pour l’indépendance de l’Algérie.* * * C’était il y a 69 ans presque jour pour jour, le dimanche 26 mai 1957  Au stade de Colombes en région parisienne qui venait d’abriter la finale de la coupe de France. Nous étions « à la 91ième minute, 9 et 1 »* * Il faisait beau, et la température autour de 25°. * *La « petite histoire » viendra bientôt s’engouffrer dans « la grande » * * Et « les petites mains » d’un homme ordinaire inspireront l’une et participeront à l’écriture de l’autre.* * * Le livre est composé de onze chapitres comme le nombre de joueurs par équipe.  * * Chaque chapitre contient une vingtaine de pages. * * Chacun porte le score à un moment du match comme par exemple  « Toulouse 2 - Angers 0 » pour le 3° chapitre, « Toulouse 4 - Angers 1 » pour le 4° ou « Toulouse 6 - Angers 3 » pour le 11° et dernier chapitre. Le 6° chapitre s’intitule « mi-temps ». C’est le seul titre qui ne porte pas sur le score.  Des commentaires sur le déroulement du match sont insérés ici et là dans les chapitres.  Les phrases sont complexes, Elles s’étirent souvent, labyrinthiques, sur plusieurs lignes.* * * Rachid Boudjedra est aussi un auteur subversif. « La subversion de Boudjedra  s’exprime dans une forme d’écriture en cercle qui tourne et tourbillonne, avec des phrases proustienne au rythme rapide et saccadé, des phrases qui s’arrêtent abruptement, qui repartent avec fulgurance dans un style haché, dur, qui roule en cascade, ressassant des faits qui prennent de plus en plus d’ampleur et d’épaisseur au fur et à mesure que l’histoire se développe en emportant le lecteur dans un imaginaire riche et délirant caractérisé par un réalisme magique, où les mythes anciens et modernes se mêlent et s’entremêlent. Il a su rompre donc avec la linéarité typique du récit traditionnel en s’engageant dans une écriture post-moderne à l’instar de Faulkner ou Kateb Yacine (Cette écriture s’inspire principalement des œuvres maîtresses de William Faulkner, et de Nedjma de Kateb Yacine.) In ouvrages.crasc.dz/ 28 Rachid Boudjedra et la productivité du texte/// AH/// Musique : 1° festival de la musique andalouse- TNA_ALGER 1/1967- RTA- Mahieddine Bachtarzi « Nouba du mode Raml-Maya ». ahmedhanifi@gmail.com - jeudi 20260521

 


ahmedhanifi@gmail.com

_______________________

 
La cité Perret ORAN


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire