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mardi, mars 04, 2014

431- Election présidentielle en Algérie: « Non à Boutef », ou menbaad ?



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video 
Merci à ALGERIAGOV__Police politique en Algérie - 
Ali Brahimi du MCLD (Youtube)
MCLD: Mouvement citoyen pour les libertés et le développement

« Non à Boutef », ou menbaad ?



Complètement d’accord avec mon (ancien) camarade Ali Brahimi : A la veille de la candidature de Abdelaziz Bouteflika le jeu était semi-fermé, sa candidature (qui n’est pas anticonstitutionnelle) déclarée a fermé complètement le jeu de cette élection (a). Les jeux sont par conséquent complètement faits. Crier « non au 4° mandat » n’est pas la meilleure réponse à apporter vis à vis de la situation, car même si Bouteflika venait à se retirer, ses parrains trouveront bien quelqu’un d’autre. La question n’est pas Bouteflika (uniquement), mais le système dans sa globalité, qui comprend donc surtout les faiseurs de roi, cette frange à peine masquée au sein même d’un segment de l’institution militaire, le DRS, qui vacille, mais ne tombe pas. C’est cette frange qui est la principale responsable de la faillite algérienne et qui se nourrit de ses avoirs, avec la complicité du système corrompu du président et de ses sbires, mais la responsabilité se niche aussi dans le silence calculé de la plupart des médias qui ne voient et palpent le mal que chez le président actuel. Voilà pourquoi je prône le boycott de cette élection présidentielle.


(a): à moins que sa candidature ne soit invalidée par qui de droit. Il n'appartient pas à la rue de décider que Bouteflika est grabataire, ou mentalement infirme. Ce serait mimer ou ratifier tous les comportements, tous les abus que nous dénonçons.

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Mais aussi ce mot adressé au mouvement Barakat ce jour lundi 10 mars 2014:


Docteur Amira Bouraoui est présentée comme la principale leader du mouvement nommé « Barakat ». Elle en est la porte-parole. Ce mouvement a eu ma sympathie, immédiatement, dès les premiers jours. Mais peu à peu les commentaires des journaux m’ont paru plus ou moins orientés dans leur quasi totalité contre la seule personne du président Bouteflika, alors que dans mon esprit, et tel que l’ont montré les invités de l’émission « Ca vous regarde » de la chaîne française LCP ce vendredi 7 mars 2014 (http://www.dailymotion.com/video/x1f9ivs_ca-vous-regarde-le-debat-bouteflika-vers-un-nouveau-sacre_news), tel que l’ont montré les invités de l’émission  donc, la responsabilité de la situation que vit notre pays incombe aussi bien au président et à son entourage qu’à (surtout) des membres du DRS, faiseurs de rois. Dans mon esprit, si Bouteflika est « disqualifié », ces « Rbab Dzaïr » sauront trouver un autre « Boutef » moins mordant. Mes multiples demandes de clarification auprès du mouvement Barakat sont, hélas, demeurées lettre morte.

A travers « l’entretien-portrait » filmé, réalisé par le journal Liberté, Dr Bouraoui évoque durant les dix minutes trente que dure cet entretien, les raisons de son combat et sa vision de l’état et de l’Etat de l’Algérie qu’elle dit malade comme son président est malade. La responsabilité de la situation multidimensionnelle du pays incombe selon elle au seul président de l’Algérie. Elle proclame, « non au 4° mandat », sous-entendant que le retrait (l’éviction ?) de Bouteflika est une nécessité. La seule, puisqu’elle n’évoque que les lacunes de sa gouvernance.

Si le combat du mouvement Barakat se limite au contenu de la déclaration de ce docteur porte-parole, alors je ne m’y reconnais pas, plus. En l’état je ne m’y reconnais plus. Mais mon combat contre le système continue, avec ou sans Barakat.
Ahmed Hanifi