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mercredi, février 21, 2018

598_ LE CHOC DES OMBRES _ Extrait N 11


 

Pour lire la présentation du roman 

« LE CHOC DES OMBRES »

ainsi que les résumés des extraits précédents, 

se rendre ci-dessous, à la suite de la page 155 

 

Extrait N° 11















Présentation du roman et des résumés des extraits précédents

0- Présentation du roman

LE CHOC DES OMBRES (Éditions Incipit en W- 10.2017) relate la défaite de la fraternité, de notre humanité. C’est l’histoire de deux personnes Charly et Larbi, de deux idéologies que tout sépare ou presque sauf l’essentiel, la haine. L’un est juif, l’autre musulman. Mimoun PINTO, dit Charly est né à Oran Il grandit dans la haine du musulman, de « l’Arabe ». Sa haine des Arabes et des musulmans le conduira jusqu’à Sabra et Chatila (Liban) « pour éradiquer la vermine palestinienne » ; en France lors des grandes révoltes des banlieues de 2005, à la tête d’un groupe d’agitateurs au profit d’intérêts étrangers, Charly attise le feu… comme il le fait régulièrement dans le cadre de ses émissions radio, car Charly est aussi journaliste dans une importante station franco-luxembourgeoise.

Larbi est fils de Messaoud El-Bethioui et de Denise France et petit-fils de Kada, un héros de la bataille de Provence. Comme son père il est né en France. Il grandit à Clichy-sous-Bois entre larcins et agressions… L’assassinat de son grand-père et la mort la même année de ses amis Bouna et Zyed, foudroyés par un arc électrique de vingt mille volts, vont bouleverser sa vie. Dans un Centre éducatif fermé où il purge une peine de plusieurs mois, Larbi fait la connaissance de Tarik qui lui ouvre les yeux sur un monde qui lui était jusque-là étranger, « un jour je t’offrirai les recommandations de Sa Bienveillance le cheikh Abdul-Aziz-Ibn Abdullah Ibn Bâz, et celles de cheikh Saleh Ibn Fawzan Ibn Abdillah Al Fawzan, tu verras, c’est formidable… rejoins-nous à la mosquée El-Nour de Belleville »…

Du cœur de l’un et de l’autre, de Charly comme de Larbi, sourd une haine qui se développera jusqu’à son paroxysme.


1_ Résumé de l’extrait 1 (pages 1 à 20):

Mardi 15 août 1944 : Kada El Bethioui, tirailleur algérien, traverse la Méditerranée à bord d’un navire de guerre pour participer à la libération du sud de la France.

Nov 1961 : L’indépendance de l’Algérie est proche. La famille Pinto quitte Oran, sa ville natale pour aller s’installer à Marseille, provisoirement. Gaston ne dit rien à personne, hormis sa famille, de sa décision d’abandonner le pays, pas même à son employeur. Les enfants (Mimoun, Yacoub, Yvette), leurs parents (Gaston, Dihia), Habiba (leur grand-mère paternelle) et Zohar et Ginette (leurs grands-parents maternels) se trouvent sur le paquebot Le Ville d’Oran. Mimoun se souvient du cimetière où l’emmenait son père Gaston. Ils priaient notamment sur la tombe du grand-père. C’est en son souvenir que le jeune Pinto est appelé Mimoun.
(L’extrait N1 se trouve ici :

 
2_ Résumé de l’extrait 2 (pages 21 à 31):

Les Pinto sont à bord du bateau qui les emmène d’Oran à Marseille.
Durant les années trente – quarante, la haine des juifs dans la communauté des pieds-noirs est semblable à celle des métropolitains.
Le grand père de Mimoun (Charly) Pinto dont il porte le même prénom, est assassiné le 9 septembre 1941 devant la grande synagogue d’Oran. Gaston rappelle périodiquement cette agression à son fils Charly « pour ne pas oublier ». Il n’hésite pas à lui montrer l’article que l’Écho d’Oran qui accuse « six Arabes ». 
(L’extrait N2 se trouve ici :

3_ Résumé de l’extrait 3 (pages 32 à 49):

Nous sommes dans la nuit du 17 au 18 octobre 1961. Kada se cache dans une canalisation à Nanterre. Il attend la levée du jour pour rentrer chez lui. Son corps est endolorie et recouvert de plaies. La réaction des forces de l’ordre contre les manifestants fut extrêmement violente.
Après la fin de la guerre contre le régime Allemand, Kada est retourné chez lui à Bethioua en Algérie. La vie y est très difficile, la misère est répandue chez les autochtones. Moins de dix ans après la fin de la grande guerre, il revient en France pour y travailler. Il est hébergé par son cousin, à Nanterre. En novembre 1954, le FLN déclenche la guerre contre la France coloniale. Il appelle les Algériens de Paris et sa région à manifester le 17 octobre 1961.
Au petit matin, Kada rejoint sa baraque où l’attend son épouse Khadra, qui le reconnaît à peine.

(L’extrait N3 se trouve ici :

4_ Résumé de l’extrait 4 (pages 50 à 62):
Les Pied-noirs sont mal accueillis à Marseille. Gaston est désemparé, il se sent rejeté par Marseille.  Lorsqu’il apprend que les commanditaires de l’assassinat de son ami Chakroun ne sont pas « des Arabes » mais des membres du « Front national français », Gaston est bouleversé. Il décide alors de  faire la alya, quitter le France pour Israël. Lorsqu’il en fait part aux agents des services sociaux, ils lui proposent de rejoindre le flot des juifs au Grand Arenas jusqu’au départ.

A l’école du Petit Nanterre où ils sont scolarisés depuis cette rentrée 1962-1963, Messaoud et son frères Hadj El-Khamis sont moqués par leurs camarades. Leurs parents ont emménagé depuis peu dans un logement de la Cité de transit des grands prés.

Dans le camp Arenas, Mimoun n’est pas trop dépaysé. À Oran il se rendait bien avec ses camarades à la grande basura de P’tit-lac pour y passer des heures entières. Parfois ils descendent au centre de Marseille.



5_ Résumé de l’extrait 5 (pages 63 à 78):

- Messaoud se trouve dans le train qui relie Marseille à Paris. Nous sommes le dimanche 5 mai 1978. Il vient de quitter ses parents qui embarquèrent pour Oran, retour définitif. Messaoud a pris deux jours pour les aider (conduire un des deux véhicules achetés par son père). Dans le train Messaoud se souvient des années passées, son travail de coursier, les périodes d’intérim, et Darty où il travaille encore.

- 29 septembre 1963 : la famille Pinto se trouve sur le paquebot Le Phocée en direction d’Israël, où ils s’installent. Le père trouve du travail, les enfants sont scolarisés, Mimoun suit une formation de Photographe dans un centre spécialisé. Des journalistes français interviewent des familles nouvellement installées en Israël, parents et enfants.



6_ Résumé de l’extrait 6 (pages 79 à 96):

20 décembre 1980, Denise accouche à la maternité de Baudelocque, à Port-Royal, de son premier garçon, Yanis. Six mois auparavant Messaoud et Denise s’étaient mariés à la mairie de Montfermeil. Les parents de Denise ne se déplacèrent pas. Ni le père de Messaoud, pour des raisons différentes. Denise quitta ses parents en novembre 1976, la semaine de ses 18 ans, pour Paris. Elle travailla quelques semaines, se rendit à Amsterdam qui ne lui réussit pas. Elle revint en France. C’est chez Darty, où ils travaillaient tous les deux, que Denise et Messaoud se rencontrèrent

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Mai 1967 : La famille Pinto quitte Israël pour la France. La société israélienne la beaucoup déçu.

Charly est très content de son parcours depuis qu’ils revinrent d’Israël, voilà plus de sept ans maintenant. Ils habitent à Paris et les enfants reprirent le chemin de l’école. Charly a été inscrit dans un lycée d’enseignement professionnel. Ils prirent contact avec Jacques Doinas, un des journalistes qui les avait interviewés à Ashdod. Doinas qui travaillait pour Radio Luxembourg intervint pour embaucher Charly, d’abord comme stagiaire. En septembre 1972 « Lorsqu’a eu lieu l’attaque terroriste contre des athlètes juifs à Munich, Charly voulut rejoindre l’armée israélienne… Son meilleur ami d’Israël, Zeev faisait partie de l’équipe juive, il a été tué. A RTL on lui offrit une opportunité qu’il saisit au vol, une opportunité en or : participer à la rubrique des courses hippiques, puis plus tard intégrer l’équipe Les Routiers sont sympas.



7_ Résumé de l’extrait 7 (pages 97 à 111):

Dimanche 28 août 1977. Charly se trouve dans Beyrouth en guerre. De sa chambre d’hôtel il communiquera un article pour publication à son ami Jean-Michel Souen, rédacteur en chef de l’Aurore, qu’il intitule « Le massacre des chrétiens de Brih ». Quatre jours auparavant s’était tenue une importante réunion derrière le square Sodeco. Étaient présents des responsables israéliens, des responsables de milices chrétiennes libanaises et plusieurs Français dont Charly. Il y fut question de l’élimination de l’Olp et des Palestiniens.
Deux mois plus tard, le 15 octobre, Charly se trouvait dans la brasserie Le Select, à Paris. Il y avait ses amis dont Erzebeth, la chargée du recrutement pour la bonne cause, la plupart sont étudiants comme lui. Charly travail à mi-temps comme journaliste à RTL. Dans un carnet noir, il écrit des messages codés. En sortant de la brasserie, Erzebeth fut agressée sans qu’il ne la défende.
-----
L’été de l’année suivante, 1978, Charly s’entraîne avec les Phalanges K. Le responsable (Bouznati) lui offre un MAT49. Charly participe à un ratissage dans Beyrouth-Ouest. A cette occasion il rencontre Kaleb Azoulay du Mossad. Chez celui-ci, la haine des musulmans et des Arabes — non chrétiens — est encore plus profonde que celle qu’éprouve à leur égard Zaki, et ses phalanges.
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Le 3 octobre 1980 à Paris, un attentat dévaste la synagogue de la rue Copernic causant la mort de trois personnes.  Charly manifeste le lendemain. En mai 1981, à la suite de l’élection de François Mitterrand, Charly décide d’abandonner ses études de Droit et de retourner en Israël.
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Paris, 1985, les socialistes sont au pouvoir depuis quatre ans. Messaoud s’était rendu le soir même de la victoire à la place de la Bastille avec son épouse Denise et leur fils Yanis âgé de quelques mois. Il y avait aussi leur ami Razi. Messaoud lisait Libération. Les socialistes ont déçu Messaoud.
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8_ Résumé de l’extrait 8 (pages 112 à 124):

 
Charly est à Beyrouth. Il a été affecté au sein du groupe de miliciens Phalanges K. Dans son carnet il exprime toute sa haine, « la haine que j’ai de l’islam et des musulmans. » L’assassinat il y a un mois (6 octobre 1981) du président égyptien Sadat fait encore l’objet d’articles en une. Un autre papier traite de la récente rencontre à Bagdad entre Tarek Aziz et deux émissaires libanais, Élie Hobeika et Zahi Boustani.

Charly n’a pas accepté la victoire de François Mittérrand. C’est ce qui l’a décidé à venir au Moyen orient. La demande de congé sabbatique d’une année, onze mois, « pour convenance personnelle » lui fut accordée sans difficulté.


Dans l’heure qui suivit son arrivée à l’aéroport de Tel-Aviv, Charly se retrouva à la Central bus station. Il acheta un billet pour Ashdod, « la ville de son adolescence » puis monta dans l’autocar. La ville s’est métamorphosée. Il n’y resta pas plus de trois jours. Il avait hâte de rejoindre le Liban pour en extirper « le cancer palestinien qui le ronge. »
Quelques semaines plus tard, Charly retrouvait Kaleb Azoulay à Zouq Mkayel, un village à vingt kilomètres au nord de Beyrouth où se tenait une importante réunion dirigée par Kaleb. Durant la réunion, il fut arrêté un « plan d’extermination des terroristes de Beyrouth pour le siècle à venir ».

Charly, Kaleb et trois Libanais se donnèrent rendez-vous pour le lendemain à Beyrouth dans le quartier Achrafieh, dans l’appartement de l’un des trois Libanais.
Charly et Kaleb, tous deux firent ample connaissance et échangèrent beaucoup sur Oran, leur ville natale.

Quelques mois plus tard, juillet 1982 : Les échos du mondial de football sont bien faibles dans ce petit village de Zouq Mkayel où se tient une réunion secrète entre des représentants libanais et israéliens. Le principal chef présent est Raphaël Sheytan, le chef militaire israélien et une douzaine d’autres personnes, civiles et militaires dont une femme officier israélienne qui ressemble étrangement à Erzebeth, l’ancienne amie parisienne de Charly.

Le lendemain de la réunion, le halouf israélien fera la tournée des zones stratégiques contrôlées par les forces amies d’Israël puis, la nuit venue, il reprendra l’hélicoptère pour retrouver Tel-Aviv.

(L’extrait N8 se trouve ici :
  

9_ Résumé de l’extrait 9 (pages 125 à 133):

Jeudi 16 au samedi 18 septembre 1982 : Charly participe gaiement au massacre de Sabra et Chatila à Beyrouth. Charly et ses camarades n’ont aucune difficulté à éliminer les poches restantes. Chaque Palestinien sur la terre du Liban libre et ailleurs, doit payer l’assassinat du président Gemayel. Certains membres des Phalanges K. intègrent le groupe israélien Sayeret Mat’Kal. Charly en fait partie. Les instructions de Raphaël Sheytan le Rav halouf, de ses proches et des subalternes ne prêtent à aucune équivoque : « tirez sur tout ce qui bouge. S’il le faut, exécutez les fœtus dans les entrailles de leur mère ».

(L’extrait N9 se trouve ici :



10_ Résumé de l’extrait 10 (pages 134 à 146):

Le 15 juin 1985, Messaoud, Denise, leurs enfants, ainsi que leur ami Razi et Katia sa petite amie répondent présents à l’appel de SOS racisme. La place de la Concorde est noire de monde. Les groupes de musique s’enchaînent jusqu’au matin. Mais Messaoud est déçu par les socialistes. Dans le pays la haine contre les Maghrébins est partagée par de nombreux Français. En été 1984 ils vont « respirer » en Algérie, à Bethioua chez les parents. Ils se rendent à Sig où vécurent les grands-parents de Denise.

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1° mai 1995, Messaoud est devant la télé. Un Maghrébin est jeté à la Seine par des racistes. Le président Chirac exprime son indignation dit le présentateur. Messaoud pense à tous les Maghrébins assassinés un peu partout en France… il repense au 2 juillet 1988 lorsqu’il a emménagé à Clichy-sous-Bois. Une semaine après son Frère Hadj se mariait. Rayan et Razi (sans Katia qui l’abandonna) étaient présents. Ensemble ils se rendirent au resto chez Aïcha El-Djenia. Il repense à ce 13/07/90 et à la naissance de Larbi à la clinique du 14°. A la télévision, en direct d’Alger, des mères de disparus forcés, « les Folles d’Alger », manifestent autour de la Place du 1° mai. 
 
(L’extrait N10 se trouve ici :



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mercredi, février 14, 2018

597_ LE CHOC DES OMBRES _ Extrait N 10


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Pour lire la présentation du roman 

« LE CHOC DES OMBRES »

ainsi que les résumés des extraits précédents, 

se rendre ci-dessous, à la suite de la page 146


















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Présentation du roman et les résumés des extraits précédents

0- Présentation du roman


LE CHOC DES OMBRES (Éditions Incipit en W- 10.2017) relate la défaite de la fraternité, de notre humanité. C’est l’histoire de deux personnes Charly et Larbi, de deux idéologies que tout sépare ou presque sauf l’essentiel, la haine. L’un est juif, l’autre musulman. Mimoun PINTO, dit Charly est né à Oran Il grandit dans la haine du musulman, de « l’Arabe ». Sa haine des Arabes et des musulmans le conduira jusqu’à Sabra et Chatila (Liban) « pour éradiquer la vermine palestinienne » ; en France lors des grandes révoltes des banlieues de 2005, à la tête d’un groupe d’agitateurs au profit d’intérêts étrangers, Charly attise le feu… comme il le fait régulièrement dans le cadre de ses émissions radio, car Charly est aussi journaliste dans une importante station franco-luxembourgeoise.

Larbi est fils de Messaoud El-Bethioui et de Denise France et petit-fils de Kada, un héros de la bataille de Provence. Comme son père il est né en France. Il grandit à Clichy-sous-Bois entre larcins et agressions… L’assassinat de son grand-père et la mort la même année de ses amis Bouna et Zyed, foudroyés par un arc électrique de vingt mille volts, vont bouleverser sa vie. Dans un Centre éducatif fermé où il purge une peine de plusieurs mois, Larbi fait la connaissance de Tarik qui lui ouvre les yeux sur un monde qui lui était jusque-là étranger, « un jour je t’offrirai les recommandations de Sa Bienveillance le cheikh Abdul-Aziz-Ibn Abdullah Ibn Bâz, et celles de cheikh Saleh Ibn Fawzan Ibn Abdillah Al Fawzan, tu verras, c’est formidable… rejoins-nous à la mosquée El-Nour de Belleville »…

Du cœur de l’un et de l’autre, de Charly comme de Larbi, sourd une haine qui se développera jusqu’à son paroxysme.


1_ Résumé de l’extrait 1 (pages 1 à 20):

Mardi 15 août 1944 : Kada El Bethioui, tirailleur algérien, traverse la Méditerranée à bord d’un navire de guerre pour participer à la libération du sud de la France.

Nov 1961 : L’indépendance de l’Algérie est proche. La famille Pinto quitte Oran, sa ville natale pour aller s’installer à Marseille, provisoirement. Gaston ne dit rien à personne, hormis sa famille, de sa décision d’abandonner le pays, pas même à son employeur. Les enfants (Mimoun, Yacoub, Yvette), leurs parents (Gaston, Dihia), Habiba (leur grand-mère paternelle) et Zohar et Ginette (leurs grands-parents maternels) se trouvent sur le paquebot Le Ville d’Oran. Mimoun se souvient du cimetière où l’emmenait son père Gaston. Ils priaient notamment sur la tombe du grand-père. C’est en son souvenir que le jeune Pinto est appelé Mimoun.
(L’extrait N1 se trouve ici :

 
2_ Résumé de l’extrait 2 (pages 21 à 31):

Les Pinto sont à bord du bateau qui les emmène d’Oran à Marseille.
Durant les années trente – quarante, la haine des juifs dans la communauté des pieds-noirs est semblable à celle des métropolitains.
Le grand père de Mimoun (Charly) Pinto dont il porte le même prénom, est assassiné le 9 septembre 1941 devant la grande synagogue d’Oran. Gaston rappelle périodiquement cette agression à son fils Charly « pour ne pas oublier ». Il n’hésite pas à lui montrer l’article que l’Écho d’Oran qui accuse « six Arabes ». 
(L’extrait N2 se trouve ici :

3_ Résumé de l’extrait 3 (pages 32 à 49):

Nous sommes dans la nuit du 17 au 18 octobre 1961. Kada se cache dans une canalisation à Nanterre. Il attend la levée du jour pour rentrer chez lui. Son corps est endolorie et recouvert de plaies. La réaction des forces de l’ordre contre les manifestants fut extrêmement violente.
Après la fin de la guerre contre le régime Allemand, Kada est retourné chez lui à Bethioua en Algérie. La vie y est très difficile, la misère est répandue chez les autochtones. Moins de dix ans après la fin de la grande guerre, il revient en France pour y travailler. Il est hébergé par son cousin, à Nanterre. En novembre 1954, le FLN déclenche la guerre contre la France coloniale. Il appelle les Algériens de Paris et sa région à manifester le 17 octobre 1961.
Au petit matin, Kada rejoint sa baraque où l’attend son épouse Khadra, qui le reconnaît à peine.

(L’extrait N3 se trouve ici :

4_ Résumé de l’extrait 4 (pages 50 à 62):
Les Pied-noirs sont mal accueillis à Marseille. Gaston est désemparé, il se sent rejeté par Marseille.  Lorsqu’il apprend que les commanditaires de l’assassinat de son ami Chakroun ne sont pas « des Arabes » mais des membres du « Front national français », Gaston est bouleversé. Il décide alors de  faire la alya, quitter le France pour Israël. Lorsqu’il en fait part aux agents des services sociaux, ils lui proposent de rejoindre le flot des juifs au Grand Arenas jusqu’au départ.

A l’école du Petit Nanterre où ils sont scolarisés depuis cette rentrée 1962-1963, Messaoud et son frères Hadj El-Khamis sont moqués par leurs camarades. Leurs parents ont emménagé depuis peu dans un logement de la Cité de transit des grands prés.

Dans le camp Arenas, Mimoun n’est pas trop dépaysé. À Oran il se rendait bien avec ses camarades à la grande basura de P’tit-lac pour y passer des heures entières. Parfois ils descendent au centre de Marseille.



5_ Résumé de l’extrait 5 (pages 63 à 78):

- Messaoud se trouve dans le train qui relie Marseille à Paris. Nous sommes le dimanche 5 mai 1978. Il vient de quitter ses parents qui embarquèrent pour Oran, retour définitif. Messaoud a pris deux jours pour les aider (conduire un des deux véhicules achetés par son père). Dans le train Messaoud se souvient des années passées, son travail de coursier, les périodes d’intérim, et Darty où il travaille encore.

- 29 septembre 1963 : la famille Pinto se trouve sur le paquebot Le Phocée en direction d’Israël, où ils s’installent. Le père trouve du travail, les enfants sont scolarisés, Mimoun suit une formation de Photographe dans un centre spécialisé. Des journalistes français interviewent des familles nouvellement installées en Israël, parents et enfants.



  
6_ Résumé de l’extrait 6 (pages 79 à 96):

20 décembre 1980, Denise accouche à la maternité de Baudelocque, à Port-Royal, de son premier garçon, Yanis. Six mois auparavant Messaoud et Denise s’étaient mariés à la mairie de Montfermeil. Les parents de Denise ne se déplacèrent pas. Ni le père de Messaoud, pour des raisons différentes. Denise quitta ses parents en novembre 1976, la semaine de ses 18 ans, pour Paris. Elle travailla quelques semaines, se rendit à Amsterdam qui ne lui réussit pas. Elle revint en France. C’est chez Darty, où ils travaillaient tous les deux, que Denise et Messaoud se rencontrèrent

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Mai 1967 : La famille Pinto quitte Israël pour la France. La société israélienne la beaucoup déçu.

Charly est très content de son parcours depuis qu’ils revinrent d’Israël, voilà plus de sept ans maintenant. Ils habitent à Paris et les enfants reprirent le chemin de l’école. Charly a été inscrit dans un lycée d’enseignement professionnel. Ils prirent contact avec Jacques Doinas, un des journalistes qui les avait interviewés à Ashdod. Doinas qui travaillait pour Radio Luxembourg intervint pour embaucher Charly, d’abord comme stagiaire. En septembre 1972 « Lorsqu’a eu lieu l’attaque terroriste contre des athlètes juifs à Munich, Charly voulut rejoindre l’armée israélienne… Son meilleur ami d’Israël, Zeev faisait partie de l’équipe juive, il a été tué. A RTL on lui offrit une opportunité qu’il saisit au vol, une opportunité en or : participer à la rubrique des courses hippiques, puis plus tard intégrer l’équipe Les Routiers sont sympas.


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7_ Résumé de l’extrait 7 (pages 97 à 111):

Dimanche 28 août 1977. Charly se trouve dans Beyrouth en guerre. De sa chambre d’hôtel il communiquera un article pour publication à son ami Jean-Michel Souen, rédacteur en chef de l’Aurore, qu’il intitule « Le massacre des chrétiens de Brih ». Quatre jours auparavant s’était tenue une importante réunion derrière le square Sodeco. Étaient présents des responsables israéliens, des responsables de milices chrétiennes libanaises et plusieurs Français dont Charly. Il y fut question de l’élimination de l’Olp et des Palestiniens.
Deux mois plus tard, le 15 octobre, Charly se trouvait dans la brasserie Le Select, à Paris. Il y avait ses amis dont Erzebeth, la chargée du recrutement pour la bonne cause, la plupart sont étudiants comme lui. Charly travail à mi-temps comme journaliste à RTL. Dans un carnet noir, il écrit des messages codés. En sortant de la brasserie, Erzebeth fut agressée sans qu’il ne la défende.
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L’été de l’année suivante, 1978, Charly s’entraîne avec les Phalanges K. Le responsable (Bouznati) lui offre un MAT49. Charly participe à un ratissage dans Beyrouth-Ouest. A cette occasion il rencontre Kaleb Azoulay du Mossad. Chez celui-ci, la haine des musulmans et des Arabes — non chrétiens — est encore plus profonde que celle qu’éprouve à leur égard Zaki, et ses phalanges.
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Le 3 octobre 1980 à Paris, un attentat dévaste la synagogue de la rue Copernic causant la mort de trois personnes.  Charly manifeste le lendemain. En mai 1981, à la suite de l’élection de François Mitterrand, Charly décide d’abandonner ses études de Droit et de retourner en Israël.
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Paris, 1985, les socialistes sont au pouvoir depuis quatre ans. Messaoud s’était rendu le soir même de la victoire à la place de la Bastille avec son épouse Denise et leur fils Yanis âgé de quelques mois. Il y avait aussi leur ami Razi. Messaoud lisait Libération. Les socialistes ont déçu Messaoud.
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8_ Résumé de l’extrait 8 (pages 112 à 124):


Charly est à Beyrouth. Il a été affecté au sein du groupe de miliciens Phalanges K. Dans son carnet il exprime toute sa haine, « la haine que j’ai de l’islam et des musulmans. » L’assassinat il y a un mois (6 octobre 1981) du président égyptien Sadat fait encore l’objet d’articles en une. Un autre papier traite de la récente rencontre à Bagdad entre Tarek Aziz et deux émissaires libanais, Élie Hobeika et Zahi Boustani.

Charly n’a pas accepté la victoire de François Mittérrand. C’est ce qui l’a décidé à venir au Moyen orient. La demande de congé sabbatique d’une année, onze mois, « pour convenance personnelle » lui fut accordée sans difficulté.


Dans l’heure qui suivit son arrivée à l’aéroport de Tel-Aviv, Charly se retrouva à la Central bus station. Il acheta un billet pour Ashdod, « la ville de son adolescence » puis monta dans l’autocar. La ville s’est métamorphosée. Il n’y resta pas plus de trois jours. Il avait hâte de rejoindre le Liban pour en extirper « le cancer palestinien qui le ronge. »
Quelques semaines plus tard, Charly retrouvait Kaleb Azoulay à Zouq Mkayel, un village à vingt kilomètres au nord de Beyrouth où se tenait une importante réunion dirigée par Kaleb. Durant la réunion, il fut arrêté un « plan d’extermination des terroristes de Beyrouth pour le siècle à venir ».

Charly, Kaleb et trois Libanais se donnèrent rendez-vous pour le lendemain à Beyrouth dans le quartier Achrafieh, dans l’appartement de l’un des trois Libanais.
Charly et Kaleb, tous deux firent ample connaissance et échangèrent beaucoup sur Oran, leur ville natale.

Quelques mois plus tard, juillet 1982 : Les échos du mondial de football sont bien faibles dans ce petit village de Zouq Mkayel où se tient une réunion secrète entre des représentants libanais et israéliens. Le principal chef présent est Raphaël Sheytan, le chef militaire israélien et une douzaine d’autres personnes, civiles et militaires dont une femme officier israélienne qui ressemble étrangement à Erzebeth, l’ancienne amie parisienne de Charly.

Le lendemain de la réunion, le halouf israélien fera la tournée des zones stratégiques contrôlées par les forces amies d’Israël puis, la nuit venue, il reprendra l’hélicoptère pour retrouver Tel-Aviv.
  
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(L’extrait N8 se trouve ici :



9_ Résumé de l’extrait 9 (pages 125 à 133):

Jeudi 16 au samedi 18 septembre 1982 : Charly participe gaiement au massacre de Sabra et Chatila à Beyrouth. Charly et ses camarades n’ont aucune difficulté à éliminer les poches restantes. Chaque Palestinien sur la terre du Liban libre et ailleurs, doit payer l’assassinat du président Gemayel. Certains membres des Phalanges K. intègrent le groupe israélien Sayeret Mat’Kal. Charly en fait partie. Les instructions de Raphaël Sheytan le Rav halouf, de ses proches et des subalternes ne prêtent à aucune équivoque : « tirez sur tout ce qui bouge. S’il le faut, exécutez les fœtus dans les entrailles de leur mère ».

(L’extrait N9 se trouve ici :



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