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mercredi, décembre 27, 2017

586_ LE CHOC DES OMBRES _ Extrait N 03


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LE CHOC DES OMBRES

Résumé des extraits 1 et 2 


1_ Résumé de l'extrait 1 (pages 1 à 20), post 583 :



Mardi 15 août 1944 : Kada El Bethioui, tirailleur algérien, traverse la Méditerranée à bord d’un navire de guerre pour participer à la libération du sud de la France.



Nov 1961 : L’indépendance de l’Algérie est proche. La famille Pinto quitte Oran, sa ville natale pour aller s’installer à Marseille, provisoirement. Gaston ne dit rien à personne, hormis sa famille, de sa décision d’abandonner le pays, pas même à son employeur. Les enfants (Mimoun, Yacoub, Yvette), leurs parents (Gaston, Dihia), Habiba (leur grand-mère paternelle) et Zohar et Ginette (leurs grands-parents maternels) se trouvent sur le paquebot Le Ville d’Oran. Mimoun se souvient du cimetière où l’emmenait son père Gaston. Ils priaient notamment sur la tombe du grand-père. C’est en son souvenir que le jeune Pinto est appelé Mimoun.



 

2_ Résumé de l'extrait 2 (pages 21 à 31), post 585 :


Les Pinto sont à bord du bateau qui les emmène d’Oran à Marseille.

Durant les années trente – quarante, la haine des juifs dans la communauté des pieds-noirs est semblable à celle des métropolitains.

Le grand père de Mimoun (Charly) Pinto dont il porte le même prénom, est assassiné le 9 septembre 1941 devant la grande synagogue d’Oran. Gaston rappelle périodiquement cette agression à son fils Charly « pour ne pas oublier ». Il n’hésite pas à lui montrer l’article que l’Écho d’Oran qui accuse « six Arabes ». 



Aujourd'hui extrait 3 (pages 32 à 49):











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mercredi, décembre 20, 2017

585_ LE CHOC DES OMBRES _ Extrait N 02



LE CHOC DES OMBRES
Résumé de l'extrait 1 (pages 1 à 20) :



1_ mardi 15 août 1944 : Kada El Bethioui, tirailleur algérien, traverse la Méditerranée à bord d’un navire de guerre pour participer à la libération du sud de la France.


2_ nov 1961 : L’indépendance de l’Algérie est proche. La famille Pinto quitte Oran, sa ville natale pour aller s’installer à Marseille, provisoirement. Gaston ne dit rien à personne, hormis sa famille, de sa décision d’abandonner le pays, pas même à son employeur. Les enfants (Mimoun, Yacoub, Yvette), leurs parents (Gaston, Dihia), Habiba (leur grand-mère paternelle) et Zohar et Ginette (leurs grands-parents maternels) se trouvent sur le paquebot Le Ville d’Oran. Mimoun se souvient du cimetière où l’emmenait son père Gaston. Ils priaient notamment sur la tombe du grand-père. C’est en son souvenir que le jeune Pinto est appelé Mimoun.

Derniers mots : Jusqu’au dernier moment, Gaston ne dit rien à personne de sa décision d’abandonner le pays qui les vit naître et grandir, hormis aux plus proches de sa famille, pas même à son chef de groupe à la SOTAC, la compagnie de transport qui l’employait jusqu’à…

C'est ici:


et là:

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Extrait N° 2 - mercredi 20 décembre 2017:






 à suivre...
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584_ Aïn Fouara martyrisée




Tu as depuis longtemps été adoptée

Par la communauté, adulée.

Femme au monde-fontaine,

De ta source jaillit l’universel.



Depuis le premier jour

Tu offres au passant assoiffé ta générosité.

L’invitation permanente gicle de tes yeux voilés,

De ton corps en alerte, ton cœur en ébullition.



Même s’ils savent que tu n’as jamais froid,

Que tu restes de marbre devant leur turpitude

Qu’il vente ou pleuve,

Tu es, femme, la cible ad vitam æternam

Des esprits torturés.



On croyait l’abjection hors de la mémoire de l’esthétique

Mais l’histoire bégaie,

La voilà de retour, armée d’une machette

Pour, comme jadis,

Te récuser, te violenter,

Pour t’amputer,

T’anéantir.



Tes amis t’implorent de nouveau,

Ne cède pas ta beauté aux écervelés torturés

N’abdique pas devant l’acharnement

Des ignorants

Dévots du vide.



Que ta grâce exauce nos vœux ya Fouara. (1)

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(1) : Aïn Fouara : Fontaine avec statue, emblématique de la ville de Sétif (Algérie). La sculpture est l’œuvre du Français Francis de Saint-Vidal (1899). La statue représente une femme nue assise sur un rocher, au-dessus d’une fontaine, un bras posé sur la pierre, l’autre sur un côté de la stèle, une jambe repliée. Elle semble contempler la ville ou le monde… Elle a été vandalisée le 22 avril 1997, puis le 18 décembre 2017.
« ya Fouara » : ô Fouara.

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Algerie Focus- 19 décembre 2017





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Bel article de Kamel Daoud, mais comment expliquer toutes ces fautes de français? (se sont eux, accusé, pays tierces...) Étrange... la précipitation et la rage peut-être... oui mais quand-même !

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VOICI une réaction à cet article de Kamel DAOUD.









Par FARID CHAOUI in LIBRE ALGERIE 25 décembre 2017
 in:




Trois jours plus tard... Photo Dzair Zap






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Il y a des actes qui font pleurer la pierre, dit un proverbe arabe. Et aujourd’hui j’ai pleuré cette femme en pierre. J’ai pleuré de la voir attaquée aussi sauvagement, j’aurais voulu pouvoir la défendre, la prendre dans mes bras, la consoler, lui demander pardon. 
Je ne suis pas Sétifienne, je n’ai pas de relation particulièrement sentimentale à cette oeuvre d’art, je suis même incapable de la voir autrement que comme une femme sauvagement attaquée, à qui on arrache le visage et les seins.
Mais je n’ai pas même fini de sécher mes larmes que j’entends les hommes, déjà en bataillons, armés au mieux d’arguments vaseux, mais plus souvent d’inepties, d’invectives et d’appels au meurtre, se mettre en ordre de bataille. 
Il y a les idiots qui disent: pourquoi donc vous indigner pour un bout de pierre alors que les humains subissent bien pire.
Il y a les crétins qui disent: notre magnifique religion nous dicte de ne pas laisser la nudité souiller nos regards purs.
Il y a les irresponsables qui disent: exterminez les islamistes, ils sont la source de tous les maux.
Il y a les imbéciles qui disent: c’est bien la preuve que les Algériens sont des barbares et des sauvages.
Il y a les fourbes qui disent: cette attaque ne devrait pas susciter autant d’indignation car elle sera “instrumentalisée” par les racistes. 
Et moi je vous dis: taisez-vous les hommes. Taisez-vous tous. La violence contre les femmes est la chose la mieux partagée par les hommes de ce pays, qu’ils soient obscurantistes ou illuminés.
Taisez-vous et avant de parler, demandez-nous d’abord pardon pour ce que cet abruti a fait. 
Demandez-nous pardon pour ce que nous font tous les jours vos frères. Oui il a l'air fou cet homme avec son marteau et son burin. Mais pourquoi les fous de ce pays ne s’en prennent jamais qu’aux femmes? 
Parce que même les fous savent que dans ce pays on peut taper comme on veut sur les femmes, l’impunité règne.
Taisez-vous et avant de parler soyez plus nombreux à courir à notre secours lorsque nous sommes agressées dans les rues de ce pays. 
Taisez-vous et soyez plus nombreux à voler au secours de vos voisines battues pendant que vous gardez le silence, lâches et complices.
Taisez-vous et que celui qui n’a jamais battu sa femme, sa soeur ou sa fille lève la main.
Si vous ne voulez pas que la “violence contre les femmes” soit instrumentalisée, comme vous dites, battez-vous pour que ça s’arrête au lieu de faire semblant que ça n’existe pas ou si peu. 
Ce qu’ils nous font est possible parce que vous les laisser faire.
Une amie émue m’a racontée aujourd’hui, qu’à Sétif, lorsque la statue dynamitée par les GIA pendant les années 90 avait été restaurée, les Sétifiennes sont venues en grand groupe le soir, les grands-mères aux premiers rangs, lui mettre du henné sur les cheveux. Ce soir, elles doivent toutes la pleurer. Leur soeur de pierre.
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En cette froide matinée dans le centre-ville de Sétif, à 300 km à l'est d'Alger, A. A., 34 ans, en barbe et qamis, armé d'un marteau et d'un burin, s'attaque à la statue d'Ain El Fouara, la « source de la fontaine », une belle naïade, nue, de marbre, sculpté par l'artiste français Francis de Saint-Vidal en 1898.
Sur des vidéos qui ont fait le tour du Web algérien ce matin, on voit le forcené s'acharner sur la nymphe de marbre, rejouant l'horrible scénographie des daechiens détruisant les statues mésopotamiennes ou des talibans dynamitant les colosses de Bâmiyân. Des Sétifiens tentent de le stopper en lui jetant des pierres et des barres de fer, mais A. A., déclaré « 100 % déficient mental » par la police en fin de journée de lundi, enrage et s'attaque à la poitrine et au visage de la statue qui garde la « source de la fontaine », symbole de la ville et dont la légende raconte que, une fois qu'on a bu son eau, on y revient inéluctablement.
Deux policiers escaladent le monument, l'un prend l'assaillant de revers pour lui arracher le marteau, le second, qui évite de justesse un coup de marteau, arrive à maîtriser l'agresseur. Un jeune homme jaillit du milieu des badauds pour frapper le barbu avec une pelle : policiers et civils autour l'en empêchent. Des insultes fusent. Tension. Colère. Dans tout le pays, la scène filmée par les curieux à ce moment-là devient hautement virale. L'image choque. C'est un « remake » des années de feu dans un pays qui a vécu presque vingt ans de violence terroriste.
Le réveil de souvenirs douloureux
Ce n'est pas la première fois que la statue d'Ain El Fouara subit une tentative de destruction. Mardi 22 avril 1997, une bombe est placée sous le socle qui soutient la belle dame. Elle explose en morceaux. Elle renaît 48 heures plus tard. Vendredi 31 mars 2006, un anti-daechien de 26 ans lui explose la figure. La belle dame est reconstituée. En 2015, un imam de Constantine décrète illicite de se rendre à cette fontaine et de boire de son eau. Il n'a pas appelé à sa destruction. « C'est tout comme. Il arme les bras des daechiens », rappelle, sur sa page Facebook, le journaliste Farid Alilat. Il n'est pas le seul. Avant même que des médias électroniques algériens ne prennent le relais de la diffusion de cette agression qui rassemblait toutes les caractéristiques d'un acte intégriste, le Facebook et le Twitter algériens s'enflamment. « Les Afghans sont parmi nous... Quelle tristesse pour mon pays ! Quelle Honte ! » ; « L'obscurantisme à l'œuvre ! Pauvre arriéré, cette statue est un héritage du pays. Personne ne la vénère, elle ne fait de mal à personne, c'est un monument de Sétif. C'est un vrai terroriste, ce monsieur » ; « Que dire de cet acte barbare de ce bâtard à Sétif...
On récolte ce que les wahhabites et les daechiens ont enseigné depuis de nombreuses années. Voilà le résultat » ; « celui qu'une œuvre d'art réveille la libido de cette manière devrait se soigner »… Sarcastiques, des internautes algériens ont baptisé l'agresseur « Abou marto » ( « l'homme au marteau » en empruntant le « Abou » des terroristes) en réalisant des montages où on voit la statue de la Liberté se cacher face à lui ! Certains Algériens, en général férus de satires pour conjurer l'horreur, n'y vont pas de main morte : « Après l'incident d'Ain El Fouara à Sétif, la mairie d'Alger centre a décidé d'enlever les couilles du cheval de l'émir Abdelkader par précaution, de peur d'exciter les zoophiles des environs ! » Mais d'autres préfèrent l'engagement : Adel, photographe amateur, a publié toute la journée sur sa page Facebook les photos de la statue attaquée, mais aussi d'autres statues nues à Alger et ailleurs. En parallèle, des « supporteurs » de l'acte de sabotage se sont exprimés sur les réseaux sociaux : « Elle est nue, comment peut-on passer devant elle avec nos mères et nos sœurs, il a raison de détruire cette idole » ; « De quel patrimoine on nous parle ? C'est une femme nue devant tout le monde, c'est une honte ».
Dénonciation officielle
En fin de journée, le ministère de la Culture algérien a dénoncé la dégradation du monument sétifien alors que, quelques heures plutôt, les autorités locales, civils et militaires, se sont rendues sur le lieu de l'incident, assurant que la restauration de la statue sera prise en charge par l'État dans les plus brefs délais. « Fou ou pas, ce ne sont que des agissements à caractère terroriste, dans le prolongement de la doctrine du GIA », a confié une source sécuritaire au Point Afrique ce dimanche soir. Daïkha Dridi, journaliste au Huffington Post Algérie, qui a vécu et travaillé en Algérie durant les années de sang et de feu, lâche son cri de douleur pour recentrer les débats, au-delà des discours de dénonciations événementielles, appelant l'homme algérien à dénoncer les violences contre les femmes, la véritable question selon elle : « Ce qu'ils nous font est possible parce que vous les laissez faire. Une amie émue m'a raconté aujourd'hui qu'à Sétif, lorsque la statue dynamitée par les GIA pendant les années 90 avait été restaurée, les Sétifiennes sont venues en grand groupe le soir, les grands-mères aux premiers rangs, lui mettre du henné sur les cheveux. Ce soir, elles doivent toutes la pleurer, leur sœur de pierre. »


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 Lire aussi:
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jeudi, décembre 14, 2017

583_ LE CHOC DES OMBRES _ Présentation et Extrait N 01


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Chers amis,
Il y a quelques jours je vous proposais la lecture d’extraits de mon dernier roman, LE CHOC DES OMBRES. Plusieurs d’entre vous m’ont saisi (Facebook et Blogspot) pour me dire qu’ils ne le trouvaient pas en librairie. La diffusion est un vrai problème pour les petites maisons d’éditions comme Incipit en W, néanmoins on peut commander le livre auprès de toutes les librairies de France et on le trouve dans quelques-unes comme celle du MuCEM, à l’Odeur du temps, Histoire de l’œil…  à Marseille, ailleurs aussi; on peut le commander chez Amazon, Chapitre.com, Fnac.com par exemple etc, et même à Oran auprès de la librairie Art et Culture… On peut en lire un extrait et le commander directement sur le site de la maison d’édition : http://editions-incipitenw.com/

Je pense qu’il est judicieux d’en proposer ici la lecture de manière régulière, ainsi que dans mes espaces dans Facebook :  


et dans celui de Médiapart:   
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                                                         à suivre...