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mercredi, juillet 20, 2011

267- De Yellowknife à Whitehorse via Fort Providence, Fort Nelson, Skagway



A mi-chemin nous nous sommes arrêtés au village autochtone Rae pour nous rafraîchir.
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Ici le village autochtone Rae où se déroule une fête (Source Youtube)

Les parcs pour se reposer sont quasi inexistants tout comme la circulation. Nous avons croisé au plus une quarantaine de véhicules de YK à FP. Par contre nous avons vu d'innombrables corbeaux, mais aussi des bisons, 

des marmottes, rats-musqués...  


La végétation est dense, mais ce qui frappe ce sont les hauteurs des arbres, assez peu imposante. Il semblerait que la responsabilité incombe au Permafrost (en français Pergélisol) : c’est le sous-sol gelé en permanence, durant au minimum deux ans. Une très grande partie du nord canadien est ainsi constituée d’une couche de glace quasi permanente de 70 cm environ. Elle serait à l’origine de la physionomie de la végétation.

Nous arrivons à Fort Providence sans nous y attarder. Nous nous dirigeons directement vers le bac, afin de traverser le grand fleuve Mac Kenzie. Le bac est gratuit et fonctionne sans interruption de 6 heures à minuit 50. On l’appelle Le Traversier. 







En moins de dix minutes nous nous retrouvons sur l’autre rive. Maintenant la prochaine ville, Fort Liard est à  400 Km et toute la route est non bitumée, glissante par endroits à cause de la pluie ou du gravier. 


Les travaux y sont nombreux. A mi-chemin, nous faisons une halte obligée dans un village autochtone Déné pour faire le plein d’essence.

Plein d'essence (y compris des jerrycans) à "Jean-Marie Rivière", village Déné.
 
Nous avons fait une halte à Blackstone Territorial Park qui donne sur les montagnes Rocheuses et sur le Parc national Nahanni, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco

 



La forêt est partout. De temps à autre surgit, comme sortie du néant, une maison, avec son garage, son jardin ouvert. Il nous faut deux fois plus de temps et une dose sacrée de patiente pour arriver à Fort Liard sans dommage. Le village, qui porte le même nom que la rivière qui longe son flanc, est tout en longueur, village indien. 

Les habitations sont toutes des maisons individuelles en bois (comme ces « camps américains » construits en Algérie autour des zones d’hydrocarbures, toujours habités). 


Chaque résident possède son propre espace avec beaucoup de gazon. Mais, comme souvent ici, les moustiques sont extrêmement nombreux et fort agaçants. Un jeune pêcheur est venu nous montrer sa belle prise de plus de 50 cm dont nous n’avons pas retenu le nom. La nuit fut courte, mais réelle au pays du soleil de minuit. Il est vrai que nous sommes à près de mille km au sud de Yellowknife.

Le lendemain, samedi 16, au bout de 35 km, nous nous trouvons en Colombie Britannique  où spontanément apparaît une route goudronnée qui porte le même nom que celle qui nous a éreintés la veille, « Liard Highway », et le plaisir de conduire. Nous sommes accueillis à Fort Nelson par une pluie fine. Le ciel est très chargé et la température bien basse, 13° Fort Nelson n’est pas ce qu’on appelle une « ville des premières nations », autrement dit, ce n’est pas une ville «autochtone, indienne. La majorité de la population est blanche et les bâtiments nombreux et différents, il y a de nombreuses habitations individuelles, mais aussi des immeubles de deux à trois étages comme l’hôtel de la chaîne Super 8. 


Nous prenons un café, la traversons et reprenons la route. La végétation est plus abondante que dans les TNO et les arbres plus hauts




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