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vendredi, octobre 27, 2017

579_ Virée en Algérie: Oran, Alger... Salon du livre etc. 4_




  
Alger chaîne 3, 8h30. Agnès Spiquel parle de Camus. Cette dame n’a pas tenu parole. L’année dernière en effet, je lui avais offert mon essai sur Albert Camus. Nous venions de passer à la radio. D’elle même elle me dit alors « je le référencerai » sur notre site Les études camusiennes » (http://www.etudes-camusiennes.fr/wordpress/
J’attends toujours (non je n’attends plus) un courriel quelconque. Elle n’a pas tenu parole donc. « Pourtant il n’y a pas de mérite à être honnête » (dixit A. Camus). C’est tant pis. Mais elle parle bien de Camus sur la chaîne 3. 


Je reprends le fil. Je mets à jour mes blog et Facebook. Celui-ci me demande si je veux partager un souvenir que j’avais posté à propos des banlieues : « Il y a 10 ans Clichy-sous-Bois », je clic et reclic « oui », et le souvenir s’affiche photo et texte (allez voir). Un souvenir que je complète avec un extrait de mon dernier roman LE CHOC DES OMBRES. Je reparlerai des grands axes de mon roman une autre fois dont le socle est la violence. 

Dans le tram, un gars monté à Cinq maisons, raconte sa vie et celles de ses voisins. Il fait rire tout le wagon (pardon, il me faudrait dire voiture ou rame et non wagon ce n’est pas correct à l’égard des passagers). C’est le même type d’hier, mais c’était dans le sens retour sur Alger et j’ai omis d’en parler. Ambiance bon enfant.
Salon du livre. Barzakh. J’achète Zabor ou les psaumes de Daoud (1000 DA. Son prix en France est quatre fois plus cher, 21 €). D’aucuns achèteraient 15 ou 40 exemplaires pour les revendre là-bas et rentrer ainsi dans leurs frais d’Aigle Azur. Pensées ridicules, pense-je.
Je m’installe au stand de l’Institut français. Intervention du jeune Karim Bouhassoun, 35 ans, « conseiller politique de la présidente de la Région Franche-Comté ». Il est de Vigneux sur Seine, au sud d’Orly. Oui c’est le même gars qui présentait hier aux côtés de Rachid Arhab et d’autres leur ouvrage commun. Aujourd’hui il évoque les inégalités dans les banlieues à travers son intervention intitulée comme son essai « Que veut la banlieue ? Manifeste pour en finir avec une injustice française » (L’Harmattan, 2017). Il n’oublie pas de préciser l’anniversaire de la mort des deux jeunes Bouna et Zyed. Le modérateur ne semble pas (ne semble pas) saisir l’importance de l’événement (l’embrasement des banlieues).
Aujourd’hui il y a la foule des grands jours, et il est pénible de circuler à partir du début de l’après-midi. A 14 heures 30 je suis interviewé par la charmante T.A. pour son émission « La république des arts ». Je lui fais de la peine avec mon sac à dos bourré de mes ouvrages introuvables en Algérie… je rectifie « si, on les trouve à telle adresse, puis à telle autre et encore là et là… » Mais il est vrai qu’il est préférable d’être édité (aussi) en Algérie et enrichir le stock des libraires. Mais, car il y a un mais, ou un os qui s’appelle « réseau », « connaissance », « piston »... Et moi, d’un je n’ai jamais mangé de ce pain-là et de deux ce n’est pas notre sujet ici dans ce post. Arrive un gars, un chercheur, critique littéraire… dont j’ai oublié le nom. « C’est quoi ce serpent » me dit-il en montrant du doigt la première de couverture de mon roman, en prenant soin de ne pas la toucher. « C’est un trigonocéphale, ou autrement dit un Fer de lance, « Kidon » en hébreu le nom d’une section des services spéciaux du Mossad qui, par son opportunisme, alimentait ou même serait à la source de la flambée de violence qui secoua la France en 2005 (selon le célèbre journaliste allemand d’investigation Udo Ulfkotte, aujourd’hui décédé). C’est un axe central dans mon roman. Je vous l’offre dis-je au gars. Il est passé à autre chose.
Dans un stand je tombe sur des ouvrages sur la Nouvelle-Calédonie (« Algériens et Maghrébins en N.C » de Melica Ouennoughi et « Caledoun » de Rachid Sellal) et j’ai un pincement au cœur, je pense à M. si loin… Chez Chibab les livres de notre ami Slimane Aït-Sidhoum sont bien en vue, ainsi de La faille, de La révolte feutrée. Ils côtoient ceux de Mimouni et de Tahar Djaout. Plus loin Slim est bien seul, il s’accroche comme il peut. Lit un journal et personne ne le remarque. Est-ce triste ? (il a défendu bec et ongle la trilogie révolutionnaire CIA : culturelle, industrielle et agraire avec ses Bouzid, Zina et leur Gat… ce gars (sauf si ma mémoire flanche et ce serait fort possible) demeure un des héros parmi les héros de notre presse !) Vous me reprendriez « mais les défenseurs de la dictature ne sont pas rares en Algérie ! qui diraient on était fiers à l’époque, on avait du Nez, on était numéro un mondiaux, champion de tout ! » Et vous n’auriez peut-être pas tord. Vous ajouteriez « et puis il a évolué comme tous les autres » et vous auriez peut-être encore raison. Si je continue sur cette voie-là je risque de m’engluer, alors stop.
Je glisse sur notre chanteur national Zwit rwit bien aimé, complètement enveloppé par la foule (stand de l’ONDA), j’ai nommé Idir. De l’autre côté l’ambassadeur d’Afrique du Sud, reconnaissable entre mille (son costume), répond à une journaliste. Retour à l’Institut français. Zeghidour raconte son dernier ouvrage, autobiographique, « sors, la route t’attend » (éd Les Arènes). La foule est exténuante. C’en est assez pour ce salon aujourd’hui, et même cette année. Demain il fera jour ailleurs aussi.

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